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Brésil: Rousseff dénonce une "farce politique et juridique"

Brésil: Rousseff dénonce une "farce politique et juridique"

Brésil

Dilma Russeff, la présidente suspendue du Brésil, continue de botter en touche les accusations de violation de la Constitution pour avoir supposément maquillé les comptes publics pour favoriser sa réélection.

Près de deux mois après sa mise à l‘écart du pouvoir au Brésil, Dilma Rousseff réaffirme son innocence. « Je n’ai jamais commis aucun crime de responsabilité. Jamais je n’ai détourné un seul centime public pour mon enrichissement personnel », a-t-elle affirmé dans une lettre envoyée au Sénat. Une lettre lue par son avocat, l’ex ministre de la Justice Eduardo Cardozo :

« Je suis jugée, car je n’ai pas accepté le chantage. Cette procédure de mise en accusation existe parce que j’ai refusé le harcèlement des maîtres-chanteurs. Le plus grand risque auquel fait face le Brésil aujourd’hui est d‘être dirigé par un gouvernement qui n’a pas été élu. Un gouvernement qui n’a pas reçu le soutien du peuple ne résoudra pas la crise, car il est lui-même au cœur de cette crise. »

Je suis jugée, car je n'ai pas accepté le chantage. Cette procédure de mise en accusation existe parce que j'ai refusé le harcèlement des maîtres-chanteurs.

Dilma Rousseff est accusée d’avoir maquillé les comptes publics pour favoriser sa réélection. Elle se dit victime d’une “farce politique et juridique”. Le Sénat, où les soutiens de la présidente brésilienne suspendue son minimes, examine actuellement les accusations portées contre elle et déterminera la véracité ou non de la violation supposée de la loi de responsabilité budgétaire, qui lui a valu cette suspension.

Verdict attendu après les JO

La commission de 21 sénateurs, qui travaille sur le dossier, votera le 4 août un rapport non-contraignant qui passera ensuite devant le Sénat, en plénière le 9 août avant un vote final prévu entre le 25 et le 25 août, quelques jours seulement après la fin des Jeux olympiques (5-21 août 2016). Mais, Roussef ne compte pas rester les bras croisés et prévoit de se défendre elle-même lorsque l’affaire arrivera en plénière.

Pour que sa destitution soit validée, il faut au moins que les deux tiers des sénateurs votent pour, c’est-à-dire 54 voix. Le cas contraire, la présidente suspendue reprendre ses fonctions. Ce que ne croit pas l’opposition menée par le président par intérim Michel Temer, convaincue que les carottes sont déjà cuites pour Dilma Roussef.

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