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RDC : une société chinoise qui exploitait frauduleusement l'or à l'aide de groupes armés, épinglée

RDC : une société chinoise qui exploitait frauduleusement l'or à l'aide de groupes armés, épinglée

République démocratique du Congo

Dans une enquête, publiée mardi, l’ONG britannique Global Witness accuse l’entreprise chinoise Ku Hou mining d’avoir armé des milices afin d’exploiter frauduleusement, ces deux dernières années, de l’or dans la localité de Shabunda, à l’est de la RDC.

Il s’agit notamment des groupes armés Raïa Mutomboki, (“Citoyens en colère”, en swahili, NDLR), opérationnels dans la région depuis 2005 comme milice d’autodéfense contre les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda.

L’enquête souligne que rien qu’en une année, de l’or d’une valeur d’environ 17 millions de dollars produit par cette société chinoise aurait ainsi quitté le territoire congolais clandestinement.

Les autorités de Bukavu ne sont pas épargnées pourtant. Elles sont accusées par Global Witness de délivrer des certificats d’origine falsifiés. Se rendant ainsi complice de cette exploitation en contre bande de l’or dans leur entité géographique. Privant leur pays d’importants revenus qui auraient pu être investis dans les secteurs de la santé et de l‘éducation.

« Plus de 500 cas de malnutrition ont été signalés dans la ville de Shabunda en 2014 ; pourtant, les recettes considérables générées par cette ruée vers l’or ont bénéficié non pas à la population congolaise, mais à des hommes armés et à des entreprises prédatrices », a déclaré Sophia Pickles, responsable de campagne à Global Witness. Et d’ajouter « Il faut que le gouvernement congolais applique ses propres lois pour veiller à ce que les entreprises dans son secteur aurifère ne produisent ou ne vendent pas d’or qui a servi à financer des groupes armés. Toute entreprise qui enfreint ces lois doit être tenue de rendre compte de ses actes. Les autorités minières provinciales qui ne gèrent pas correctement le secteur des minerais doivent elles aussi être tenues responsables. »

Des accusations qualifiées de ‘‘biaisées’‘ par Apollinaire Bolind, le ministre des Mines de la province du Sud Kivu.

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