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Kenya : la société civile kenyane se mobilise contre des exécutions extrajudiciaires

Kenya : la société civile kenyane se mobilise contre des exécutions extrajudiciaires

Kenya

Des centaines d’avocats et de militants ont défilé dans les rues de la capitale Nairobi contre la violence policière.

La rue gronde au Kenya. Après la découverte des cadavres de l’avocat des droits de l’homme Willie Kimani, de son client Josephat Mwendwa et de leur chauffeur Joseph Muiruri. Avec leurs pancartes et leurs cercueils en carton, les manifestants mettent la police à l’index. Les trois hommes ont été aperçus pour la dernière fois dans un poste de police et leurs corps présentes des marques de tortures, selon la presse locale.

“Ce n’est pas la première fois s’insurge Boaz Waruku, un activiste. Nous avons fait le décompte, nous faisons des statistiques sur les vies humaines. Je suis ici pour mettre un terme à cela, faire en sorte que les familles ne soient pas soumises à la privation du soutien de membres de leurs familles partis prématurément”

Les trois hommes ont disparu après une audience au tribunal dans une affaire où l’avocat et son client accusaient la police d’avoir fait usage de leurs armes sans motif en avril. Leurs corps mutilés ont été retrouvés une semaine plus tard dans le lit d’une rivière.

Pour Amnesty International, il ne s’agit là que d’un exemple des multiples meurtres extrajudiciaires au Kenya qui tendent à se transformer en réalité quotidienne pour les habitants.

“ Personne n’est en sécurité, s’insurge le chercheur Abdullahi Boru. Les gens se trompent, personne n’est en sécurité. Si un avocat dont le seul crime était d’aller représenter un client devant un tribunal, si un pilote boda boda dont le seul crime était de se réveiller et aller au tribunal pour demander justice, ou un chauffeur de taxi … qu’a bien pu faire un chauffeur de taxi ? Il ne sait probablement même pas de quoi il était question”.

Amnesty International et d’autres groupes de défense des droits de l’homme appellent les États-Unis, la Colombie et la Suède, des pays qui soutiennent les forces de sécurité kenyanes d’encourager le gouvernement à impulser des réformes.

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