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Le futur accord commercial entre l'UE et le Burundi coince

Le futur accord commercial entre l'UE et le Burundi coince

Accords internationaux

L’accord commercial entre l’Union Europénenne et le Burundi, en voie d‘être signé, risque de ne pas l‘être. En effet, certains députés européens refusent le principe même de cet accord, brandissant les violations massives des droits de l’Homme au Burundi. La députée belge Marie Arena en fait partie.

Mais là où le nœud se resserre, c’est que le Burundi figure parmi ces cinq pays africains. Et à ce niveau, les eurodéputés sont loin d‘être unanimes. En effet, certains parmi eux, dont la députée socialiste belge Marie Arena, refusent de signer un tel accord avec le Burundi.

Dans ce pays, les droits de l’Homme sont foulés du pied par le régime de Pierre Nkurunziza, au vu des nombreux rapports des ONG et autres associations de défense des droits humains. Et pour l’eurodéputée belge, « il y a là un vrai problème de cohérence politique. »

Le commerce doit être un moyen pour aider au développement, mais aussi aider à la démocratie et pas l’inverse. Aujourd’hui, on est en train de prouver que le commerce peut être un commerce qui soutient des régimes.

Marie Arena propose un report de la signature de l’accord avec les autorités de Bujumbura. Le Burundi est en effet sous sanctions de l’Union européenne, depuis la très controversée réélection de Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat, alors que la Constitution burundaise ne donne droit qu‘à un mandat présidentiel, renouvelable une seule fois.

Mais ce sont surtout les violations massives des droits de l’Homme, consécutives au refus du président burundais de céder le pouvoir, qui exacerbent les eurodéputés adeptes de la non-signature de l’accord de partenariat avec le Burundi.

La députée belge pense que « le commerce doit être un moyen pour aider au développement, mais aussi aider à la démocratie et pas l’inverse. Aujourd’hui, on est en train de prouver que le commerce peut être un commerce qui soutient des régimes. Comment voulez-vous pouvoir faire pression sur un pays, si finalement, vous lui dites : “ vous ne respectez pas les droits de l’homme, mais en même temps ne vous inquiétez pas, on va continuer à commercer avec vous” ? »

Mais les eurodéputés sont divisés sur la question. Certains pensent qu’il faut aller à l’accord de partenariat, lié à l’accord de Cotonou, qui aidera au développement. Pour rappel, l’accord de Cotonou a été signé en 2000. Parmi les points saillants de cet accord, le respect des droits de l’Homme comme condition pour la bonne marche des partenariats entre les continents européens et africain.

Cependant, avec les conditions des droits humains observées au Burundi, les choses semblent être aux antipodes du principe de l’accord de Cotonou. La députée Marie Arena ne compte pas laisser les choses se dérouler aussi facilement. Elle envisage d’associer les voix des autres eurodéputés opposés à cet accord, à la sienne. L’objectif étant de paralyser le processus au cours du vote de septembre, au Parlement européen.