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Soudan du Sud : pas de célébration pour la fête d'indépendance cette année

Soudan du Sud : pas de célébration pour la fête d'indépendance cette année

Sud-Soudan

Plongé dans une économie ravagée par une guerre civile meurtrière, le Soudan du Sud a pris ce mardi la résolution de ne pas célébrer en juillet le cinquième anniversaire de son indépendance.

Cette semaine, le plus jeune pays du monde à été le théâtre de plusieurs affrontements provoqués ‘‘par des éléments opposés à la paix et soutenus par des combattants tribaux’‘ selon l’armée. Le bilan est lourd, 39 civils et 4 policiers tués dans la ville de Wau, située à 650 kilomètres au nord-ouest de la capitale Juba.

«  L’absence de célébrations pour le 5e anniversaire d’un pays qui avait fièrement hissé son drapeau le 9 juillet 2011 après des décennies de guerre civile avec le Soudan, est avant tout due à une économie de guerre exsangue forçant les autorités à plus de sobriété », a déclaré le ministre Michael Makuei.

«  Nous avons décidé de ne pas célébrer le jour de l’indépendance, le 9 juillet, parce que nous ne souhaitons pas dépenser trop d’argent », a renchéri M Makuei, tout en indiquant que le chef de l’Etat, Salva Kiir, s’adressera néanmoins à la nation.

Il est d'une importance cruciale que les deux parties s'engagent à un cessez-le-feu permanent, et qu'ils s'y tiennent sans retard.

Une décision, du moins, des raisons que plusieurs observateurs trouvent ‘‘suspectes’‘. Car les années précédentes, et mieux, au plus fort d’une guerre civile débutée en 2013 qui avait conduit à des atrocités à caractère ethnique, des viols, et des tortures, des parades militaires avaient ‘‘décoré’‘ la fête de l’indépendance.

Paradoxe, au moment où M Salva Kiir et l’ex-rebelle Riek Machar signent des accords de paix et forment un gouvernement d’union nationale, comme prévu par un accord de paix signé le 26 août 2015, les affrontements continuent de faire rage dans plusieurs endroits du pays.

Des milices qui ont des intérêts divergents ne s’estiment pas concernées par cet accord.

Cela fait deux mois que le chef rebelle Machar est retourné à Juba, mais les deux camps restent à coteaux tirés. Le cœur du problème, où cantonner leurs armées respectives ?

« Il est d’une importance cruciale que les deux parties s’engagent à un cessez-le-feu permanent, et qu’ils s’y tiennent sans retard », a affirmé le diplomate botswanais Mogae.

Selon le FMI le déficit budgétaire du Soudan du Sud devrait atteindre 1,1 milliard de dollars cette année, soit 25 % de son PIB.

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