Sud-Soudan
Des combats ont éclaté à Wau, ville située dans l’ouest du Soudan du Sud. On dénombre pour le moment 40 morts et une dizaine de milliers de déplacés. Mais selon le ministre sud-soudanais de l’Information, le bilan pourrait s’alourdir.
La ville de Wau, située à 650 kilomètres au nord-ouest de Juba, la capitale sud-soudanaise, a été le théâtre de violents affrontements. Quatre jours durant, des groupes rivaux – probablemement des “éléments opposés à la paix et soutenus par des combattants tribaux” selon un porte-parole de l’armée – se sont affrontés, causant la mort d’au moins 40 personnes et occasionnant la fuite de 10 000 civils. L’information a été donnée ce mardi par le gouvernement, précisant que les combats avaient débuté le vendredi.
Mais, à en croire le ministre sud-soudanais de l’Information, ce bilan qui inclut la perte de 39 civils et 4 policiers, n’est que préliminaire. “Ce sont les corps qui ont été retrouvés jusqu‘à présent, mais le nettoyage continue”, a-t-il déclaré, estimant que “le bilan va probablement s’alourdir”.
Pour l’heure, des milliers de civils ont dû quitter la ville pour se réfugier dans le camp de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Unmiss). Mais là encore, ils sont exposés à un autre problème : le manque critique de conditions sanitaires adéquates. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a ainsi regretté, ce mardi, les conditions dans lesquelles sont obligés de vivre ces déplacés.
Le 26 août 2015 pourtant, un accord de paix avait été ratifié par les parties au conflit que connaît le pays depuis 2013. Cet accord incluait de fait, le retour à la vice-présidence de Riek Machar, devenu entre-temps chef rebelle et principal opposant à son ancien allié, le président Salva Kiir. En avril dernier, l’accord s‘était matérialisé avec l’arrivée à Juba de Riek Machar pour devenir vice-président d’un gouvernement d’unité nationale.
Malgré tout, le crépitement des armes rythme encore certains endroits du pays où des milices indépendantes, aux intérêts nombrilistes ou ne se sentant pas concernées par l’accord de paix suscitent des affrontements.
Festus Mogae, ancien président du Botswana et désigné pour présider la Commission de surveillance et d‘évaluation (JMEC) de l’accord de paix, avait, lui, été très clair sur la situation sécuritaire au Soudan du Sud. La semaine dernière, il affirmait que les progrès espérés “ne s‘étaient pas matérialisés”. De son avis, “si les parties ont bougé l’une par rapport à l’autre, c’est uniquement pour s‘éloigner”.
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