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Brexit : après le vote, le choc

Brexit : après le vote, le choc

Brexit

L’annonce de la victoire des Eurosceptiques britanniques a eu l’effet d’une bombe. Ce samedi, l’Union européenne a tenté de rassurer, au moment où le Brexit fait des vagues en Europe et dans le monde.

Première conséquence de la victoire des Eurosceptiques en Grande-Bretagne, la démission du commissaire européen britannique Jonathan Hill pour, dit-il, ne pas donner l’impression qu’il « ne s‘était rien passé ». « Puisque nous passons à une nouvelle phase, je ne crois pas qu’il soit bien de continuer en qualité de commissaire britannique comme s’il ne s‘était rien passé », a-t-il justifié. Il s’est tout de même dit « très déçu » de la décision de ses concitoyens de tourner le dos à l’Europe.

Commissaire aux Services financiers, à la Stabilité financière et à l’Union du marché des capitaux depuis 2014, Jonathan Hill précise au passage : « Conformément à ce dont j’avais discuté avec le président de la Commission (Jean-Claude Juncker) il y a quelques semaines, je lui ai donc dit que je démissionnerai ». Une décision acceptée « avec un grand regret » M. Juncker qui, dans un communiqué, a montré toute son admiration à l‘égard du commissaire britannique. « Je le considère comme un vrai Européen et pas seulement comme le commissaire britannique. Cependant, je comprends sa décision et je la respecte », a expliqué le chef de l’exécutif européen.

Nous sommes dans une situation où ni l'hystérie ni l'état de choc n'est admissible. Nous ne devons pas mener des actions hâtives et faire semblant qu'on a toutes les réponses. Mais nous ne devons pas non plus, après la décision britannique, tomber dans la dépression et l'inaction.

Au lendemain de l’annonce des résultats du référendum de jeudi, les dirigeants européens, pour leur part, tentent de tenir le choc de ce cuisant revers. Réunie en urgence ce samedi à Berlin, en Allemagne, la diplomatie européenne veut surtout éviter toute panique. « Je pense qu’il est tout à fait clair que nous sommes dans une situation où ni l’hystérie ni l‘état de choc n’est admissible. Nous ne devons pas mener des actions hâtives et faire semblant qu’on a toutes les réponses. Mais nous ne devons pas non plus, après la décision britannique, tomber dans la dépression et l’inaction », exhorte Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des affaires étrangères.

La France veut ‘rapidement’‘ un nouveau Premier ministre britannique

Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, quant à lui, appelle à la désignation d’un nouveau Premier ministre britannique le plus rapidement possible. « Bien sûr, il faut désigner un nouveau Premier ministre, cela prendra sans doute quelques jours, mais il y a une certaine urgence. Pourquoi ? Parce qu’il en va des intérêts des Britanniques comme des Européens, à ce qu’on ne laisse pas une période d’incertitude », dit-il.

Enfin en France, Marine Le Pen a de nouveau réclamé ce samedi un référendum sur la sortie de la France de l’Union européenne. Mais, la présidente du Front nationale a essuyé une fin de non-recevoir du président français.