Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Malawi : le procès de l'ancien président ajourné pour trente jours à la demande des procureurs

Malawi : le procès de l'ancien président ajourné pour trente jours à la demande des procureurs

Malawi

Le procureur principal récusé en mai et le nouveau procureur ont demandé 30 jours pour examiner les accusations pour détournement de plusieurs millions de dollars dans le financement des bailleurs de fonds dont fait face l’ancien président du Malawi Bakili Muluzi, arrêté en 2009 et libéré sous caution.

C’est une affaire qui n’est pas prête d‘être achevée dix ans après son ouverture au Malawi. Le procès de l’ancien président (1994-2004) libéré sous caution, après avoir plaidé non-coupable pour les faits qui lui sont reprochés.

La semaine dernière, son cas a de nouveau été ajourné. Le procureur principal récusé en mai et le nouveau procureur ont demandé 30 jours pour examiner les accusations. L’avocat de M. Muluzi a également dit qu’il avait besoin de plus de temps.

“ Le bureau du procureur a été reconstitué, mais ils ont simplement besoin de temps pour examiner le cas pour ainsi dire. En plus, au vu des sentiments qui ont été soulevés a la cour, dans le passé, lorsque nous avions demandé une décharge, nous avons accepté de leur donner du temps pour se réorganiser afin que nous puissions poursuivre,” a déclaré Tamanda Tchokhotho, l’avocat de Muluzi.

Plusieurs retards dans l’avancée du procès Muluzi ont jusqu’ici été enregistrés et critiqués par une partie de la population qui y voit une main mise politique. Des accusations contestées par les fonctionnaires de la lutte anti-corruption qui déclarent être encore engagés dans l’affaire.

“ Notre système judiciaire doit traiter tous les cas de manière égale. Que la personne soit influente ou non. La justice doit être équitable pour tous. Tout ce dont nous avons besoin, c’est que justice soit faite dans cette affaire.” A défendu Céline Kaduna, habitante de Blantyre dans le sud du pays.

‘‘Dans ce cas Muluzi, l‘État à des jeux. L’organisme publique sait qu’il ne gagnera pas ainsi tous ces retards sont destinés à gagner du temps et faire en sorte que Muluzi soit libre. Ils vont continuer à donner des excuses boiteuses, puis retirer l’affaire. Il n’y a aucune justice ici’‘, a renchéri Emmanuel Thugwe également résident de Blantyre.

Les bailleurs de fonds dirigés par l’ancien dirigeant ont retenu l’aide directe à cette nation d’Afrique australe depuis plus d’un an suite au scandale de corruption le “cashgate” dans laquelle de hauts fonctionnaires et des ministres du pays auraient distraits des millions de dollars de deniers publics. Une aide restaurée en 2015 suite aux promesses gouvernementale de lutter contre la corruption.

“En ce qui concerne les questions en rapport avec la justice, beaucoup de questions restent en suspens, en conséquence, l’impunité pourrait se développer. Les défis auxquels nous sommes confrontés, entre-temps, c’est parce que nous sommes assis, nous ne voulons prendre la responsabilité de suivre son cours. Ainsi, certaines personnes font la même chose, sachant qu’historiquement, nous avons eu quelques personnes qui l’ont fait et qui n’ont pas été punies. Donc, nous sommes devenus une nation qui vénère l’impunité,” a déclaré Timothy Mtambo, Directeur du Centre du Malawi pour les droits de l’homme et de la réhabilitation.

Les analystes restent inquiets du niveau élevé de corruption dans le pays, cause d’une crise économique sévère due à la baisse des recettes d’exportations de la culture du tabac, principale source de revenus au Malawi.

Voir plus