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Côte d'Ivoire : l'opposant Kouadio Konan Bertin critique la police nationale

Côte d'Ivoire : l'opposant Kouadio Konan Bertin critique la police nationale

Côte d'Ivoire

Alors qu’il prenait part à une cérémonie organisée par les étudiants du campus de l’université Félix-Houphouet Boigny de Cocody, l’opposant Kouadio Konan Bertin, ex-président de la jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié, a dénoncé la présence des policiers sur le campus de l’université d’Abidjan.

Kouadio Konan Bertin n’a pas mâché ses mots. Il a même qualifié cette présence de la police nationale de ‘‘prise d’otages’‘, affirmant que « l’université est devenue un autre camp de la police ». Pour lui, «  l’université doit être aux étudiants, et le commissariat aux policiers ».

Dans son adresse aux nombreux étudiants venus l‘écouter, le député de Port-bouet aurait, selon Abidjan.net, déclaré  qu‘« Allaba est mort gratuitement (..). Je suis venu il y a deux semaines pour récupérer des documents sur le campus et j’ai constaté que l’université est devenue un autre camp de la police ».

L’indignation de celui que ses partisans appellent KKB est provoquée par
l’accident tragique d’un étudiant du nom de Roland Allaba, mortellement fauché dans le campus par un véhicule de patrouille de la police, alors qu’il se rendait au cours.

A la suite de cet événement malheureux, les étudiants s‘étaient mobilisés pour demander le départ immédiat de la police du campus. Le directeur général de la police ivoirienne avait annoncé dans la foulée l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités dans cet accident, demandant que «  justice soit faite ».

Depuis la fin de la crise post-électorale de 2010 en Côte d’Ivoire, les autorités ivoiriennes avaient créé une ‘‘police universitaire’‘. Mécontents, des agissements des éléments de cette ‘‘police universitaire’‘, les étudiants avaient plusieurs fois affronté les forces de l’ordre, avant leur retrait du campus universitaire.

Mais, le pouvoir d’Abidjan, qui n’a pas cédé à ce qu’il avait qualifié de « caprices de jeunes gens », a posté des éléments de la police aux différentes entrées du campus universitaire, dans le but, dit-on, de prévenir et empêcher des mouvements de violence. Mais, cette méthode semble, visiblement, avoir généré l’effet contraire, car plusieurs manifestations violentes les se sont succédées, faisant plusieurs blessés.

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