Afrique du Sud
C’est un Pistorius brisé et dans un état post-traumatique, d’anxiété et de dépression qui s’est présenté devant la Haute Cour de Pretoria Lundi.
Ce Pistorius devrait en effet être hospitalisé plutôt que d‘être emprisonné, c’est ainsi qu’a défendu le psychologue Jonathan Scholtz, le cas de ce champion paralympique dont le sort devra être définitivement scellé à la fin de cette semaine. Reconnu coupable du meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, l’ancien athlète encourt une peine de prison de quinze ans minimum. En première instance, il avait été condamné à cinq ans de prison pour “homicide involontaire”.
“Ce que j’ai essayé de faire, c’est de présenter cette personne au tribunal, et faire le lien entre ce que j’ai vu en 2014 et le présent, afin de faire part de ma vision de lui au fil du temps, d’exposer les habitudes qui existent, pour que le tribunal puisse ensuite voir la personne qui est condamnée”, a déclaré Jonathan Scholtz, psychologue et témoin de la défense.
La défense et l’accusation doivent présenter cette semaine leurs arguments devant la justice qui fixera ensuite la peine d’Oscar Pistorius. Selon le psychologue appelé à la barre, Oscar Pistorius est catégorique sur le fait qu’il ne veut plus jamais toucher d’arme à feu. Il aurait même vendu toutes ses armes depuis l’incident.
Les juristes tablent sur huit à douze ans de prison, compte tenu des contraintes de son handicap. Quant au parquet, il voudrait une application stricte du code pénal qui stipule : “lorsque le meurtre n’est pas prémédité et qu’il s’agit d’une première condamnation, la loi prévoit un minimum de 15 ans”. L’audience devrait se poursuivre ce mardi matin.
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