Niger
Quelques jours après les attaques perpétrées par Boko Haram le mercredi 7 juin dernier à Bosso dans le sud-est du Niger et qui a coûté la vie à vingt-six soldats, l’inquiétude se fait grandissante au sein de la population.
De nombreuses inquiétudes persistent après l’assaut mené par les djihadistes de Boko Haram le 7 juin dernier. Des centaines de déplacés, le nombre croissant de patients dans les hôpitaux… Les habitants de Niamey ne voient rien de rassurant.
Et la situation actuelle dans les pays voisins les rend davantage pessimistes sur le futur de Bosso.
‘‘On est frontalier avec le Nigeria. Et les gens meurent là-bas. Donc nous aussi, on a peur. C’est des hommes capables, qui peuvent faire quelque chose, mais il faut un coup de main’‘, selon Mounkaila Biga, commerçant.
Le problème de l’eau risque d’ailleurs de se transformer en affrontement communautaire, le bétail des éleveurs de la région s’abreuvant aussi aux puits déjà sollicités.
Les humanitaires apportent des citernes d’eau aux déplacés et vont construire des forages, selon un habitant.
Selon une autre source humanitaire à Niamey, un affrontement entre des Bouroumas et des éleveurs peuls a d’ailleurs fait un mort samedi.
Deux mille soldats de l’armée tchadienne, doivent lancer de façon imminente une contre-offensive contre Boko Haram dans la région, en coordination avec le Nigeria, le Niger et le Cameroun.
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