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Guinée-Bissau : le Palais du gouvernement libéré

Guinée-Bissau : le Palais du gouvernement libéré

Guinée-Bissau

Les membres du gouvernement du Premier ministre Carlos Correia, limogé le 12 mai dernier, ont libéré jeudi les bureaux qu’ils occupaient depuis une dizaine de jours, en guise de protestation contre la nomination d’un nouveau chef du gouvernement par le président José Mario Vaz.

La libération du Palais du gouvernement s’est faite de façon pacifique, grâce notamment à la médiation menée par les chefs religieux, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et l’Organisation des Nations unies.

Baciro Ja, le nouveau Premier ministre nommé le 26 mai par le président José Mario Vaz, peut ainsi s’installer dans ces locaux avec son équipe, afin de se mettre au travail.

La crise politique que connaît la Guinée-Bissau est la conséquence des querelles entre les responsables du Parti africain pour l’indépendance de la guinée et du Cap-Vert (PAIGC), au pouvoir. Les responsables de cette formation politique ne reconnaissent pas au président le droit de nommer le Premier ministre. Ces derniers revendiquent cette prérogative en évoquant des dispositions constitutionnelles. « Le PAIGC a une voie tracée depuis longtemps. Il ne va pas renoncer aux droits que lui confère la Constitution », a martelé Domingos Simões Pereira, le président du PAIGC.

Le PAIGC a une voie tracée depuis longtemps. Il ne va pas renoncer aux droits que lui confère la Constitution.

Une prise de position difficile à comprendre, d’autant que l’actuel chef de l’Etat est membre de cette même formation politique. Les relations entre les deux homme se sont lézardées depuis l‘éviction en août 2015 de Domingos du poste de Premier ministre, par l’actuel président José Mario Vaz.

Le représentant de l’Union africaine dans le pays appelle au dialogue. Objectif : éviter que la Guinée-Bissau ne replonge dans l’instabilité après l‘élection de Mario Vaz en 2014, présentée comme le signe d’un retour progressif à la légalité constitutionnelle, dans ce pays habitué aux coups d’Etat militaires.

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