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Trois journalistes nigériens arrêtés

Trois journalistes nigériens arrêtés

Niger

Trois journalistes nigériens ont été arrêtés au Niger pour avoir cité les noms de hautes personnalités de l‘État dans un scandale de corruption qui secoue la République nigérienne jusque dans ses plus hautes instances.

Ali Soumana et Moussa Dodo, respectivement propriétaire et directeur de publication du journal ont été interpellés samedi et se trouvent encore en prison, où ils ont été rejoints lundi par leur collègue Soumana Idrissa Maiga, journaliste et imprimeur dudit journal. Il est reproché à ces journalistes la divulgation d’une liste de hautes personnalités qui seraient mêlées à une affaire de fraude dans la fonction publique nigérienne.

Les domiciles des deux premiers ont été perquisitionnés et la justice tente d’obtenir leur source d’information. L’organisation Reporter Sans Frontière (RSF) dénonce une détention abusive et une atteinte aux droits fondamentaux des journalistes.

L’affaire, qui fait grand bruit dans le pays, a d’abord été révélée par la Haute autorité de lutte contre la corruption et infractions assimilées. Dans son rapport, l’institution accusait certaines personnalités d’avoir fait placer des protégés sur la liste des admis à un concours d’entrée de la santé publique alors qu’ils n’avaient pas obtenu des notes suffisantes ou n’avaient même pas passé les épreuves.

Les autorités nigériennes se discréditent en s’acharnant de la sorte contre des hommes des médias.

Dans les documents publiés par les journalistes, on retrouve des listes envoyées au directeur des admissions des agents de la santé publique par d‘éminentes personnalités de la société nigérienne. Parmi ces personnes soupçonnées, figure la seconde épouse du président Mahamadou Issoufou, la présidente de la Cour constitutionnelle, le chef d‘État-major des armées ou encore le ministre du Pétrole.

Selon RSF, ces documents “étaient pourtant publics depuis le procès pour fraude de cadres du ministère de la Fonction publique impliqués dans ce scandale”. L’organisation regrette que “les autorités nigériennes se discréditent en s’acharnant de la sorte contre des hommes des médias, en violant de surcroît la loi sur la presse de leur pays.”

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