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Congo : une mission d'évaluation dans le Pool (sud du pays)

Congo : une mission d'évaluation dans le Pool (sud du pays)

Congo

Une mission conjointe, composée des agences onusiennes installées au Congo et des autorités congolaises, a débuté ce mardi une évaluation humanitaire dans la région du Pool, dans le sud du pays.

Dans un communiqué officiel, il est précisé que “sur la base des recommandations de cette mission d’au moins sept jours, le gouvernement et ses partenaires s’accorderont sur le soutien à apporter à la population affectée par l’opération sécuritaire.”

Début avril dernier en effet, la région avait été bombardée par les forces congolaises. Une note de présentation de cette mission précise que “les opérations militaires en cours dans le Pool ont occasionné une situation humanitaire préoccupante”. La mission a pour tâche d‘évaluer les besoins humanitaires de cette région, du fait de l’instabilité qui pousse les populations à fuir vers d’autres localités.

Même les écoles ont été touchées par les bombardements.

La région du Pool avait connu d’extrêmes violences entre 1998 et 2003 lors des affrontements qui ont opposé l’armée aux ex-miliciens de Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi.

Retour des vieux fantômes de la violence

Le Pool avait sombré encore une fois dans la violence, à l’occasion de la présidentielle de mars dernier, remportée dès le premier par Denis Sassou Nguesso, qui cumule 32 ans de pouvoir. Sa victoire a été qualifiée de “forfaiture” par cinq candidats d’opposition.

Les bombardements avaient eu lieu le 4 avril dernier, suite à des violences qui avaient éclaté dans la capitale Brazzaville. La police congolaise, sous prétexte de rechercher des “terroristes” (les hommes de Ntumi), bombardait à l’aide d’hélicoptères ce qu’elle qualifiait de “centres de commandement” du Pasteur Ntumi, désormais relevé de ses fonctions de délégué général à la promotion des valeurs de paix et sous le coup d’un mandat d’arrêt. Il est à l’heure actuelle, en fuite.

L’action militaire congolaise connaît pour l’instant un temps d’arrêt. Mais jusqu‘à ce jour, aucun bilan de ces bombardements n’est connu. A en croire les propos d’ Antoinette Dinga-Djondo, ministre en charge de l’Action humanitaire, “la plupart des déplacés sont rentrés chez eux, à l’exception d’environ 3.000 personnes”, ajoutant que “la mission va nous permettre de savoir pourquoi certaines personnes ne veulent pas regagner leurs localités et se cachent encore dans les forêts.”

“Même les écoles ont été touchées par les bombardements”, martèlent de leur côté l’ONG internationale Amnesty International et l‘Église catholique congolaise.

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