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L'État gabonais va porter plainte contre Jean Ping

L'État gabonais va porter plainte contre Jean Ping

Gabon

Le gouvernement gabonais a confirmé par la voie du ministre de la Communication, qu’il va porter plainte contre l’opposant, suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle il dit vouloir se ‘‘débarrasser des cafards’‘, dans l’optique de la présidentielle à venir. Une déclaration perçue par le pouvoir comme un appel voilé à un éventuel génocide.

L’ancien président de la commission de l’Union africaine a dénoncé vendredi un grossier montage. “Comment un opposant comme moi, issu d’une petite minorité ethnique, sans aucun moyen – et vous pouvez le vérifier – va entreprendre un génocide ? Contre qui ? Je suis entouré de toutes les ethnies du Gabon’‘, a laissé entendre Jean Ping.

La Fondation pour la démocratie et la gouvernance, une organisation de la société civile basée à Bruxelles (Belgique), a fait savoir jeudi aussi qu’elle a porté plainte à Paris pour ‘‘incitation à la haine’‘. Cette ONG compare la théorie de Jean Ping à celle des génocidaires rwandais de la première moitié des années 1990.

Jeudi, Jean Ping a refusé de répondre à une convocation de la police judiciaire du Gabon. L’opposant dit avoir été convoqué sans motif.

Comment un opposant comme moi, issu d'une petite minorité ethnique, sans aucun moyen (...) va entreprendre un génocide ?

‘‘Je suis convoqué sans motif. On me dit de me présenter à la PJ (police judiciaire). Vous vous êtes vous-mêmes rendus à la PJ, vous avez vu que c’est barricadé et personne ne peut entrer, même pas vous. Donc il faut leur poser la question et leur demander pourquoi vous avez convoqué monsieur Ping et pourquoi vous barricadez l’entrée de la PJ ?”, s’est interrogé l’opposant.

A environ deux mois de la présidentielle prévue en août, le climat politique semble loin de l’apaisement au Gabon. Outre Jean Ping, le président sortant et candidat à sa propre succession, Ali Bongo, fera face à plusieurs autres candidats, dont l’ancien numéro un de l’Assemblée nationale du pays.

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