Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Gambie : Amnesty International dénonce l'aggravation de la répression contre les dissidents

Gambie : Amnesty International dénonce l'aggravation de la répression contre les dissidents

Gambie

Dans un rapport publié ce jeudi, Amnesty International souligne que l’espace déjà très réduit, concédé aux opposants au régime de Yahya Jammeh s’est rétréci davantage, à l’approche de la présidentielle prévue en décembre.

En Gambie, ‘‘toute dissidence, réelle ou supposée, reste très dangereuse pour les journalistes, les chefs de l’opposition, les défenseurs des droits humains, les militants, les organisations de la société civile, la population en général, et même les représentants du gouvernement”, a fait savoir l’organisation de défense des droits de l’Homme dans ce rapport. Amnesty dénonce des arrestations arbitraires, des détentions au secret et des tortures.

“A l’heure actuelle, 51 personnes sont en cours de jugement et Solo Sandeng, le secrétaire national à l’organisation du Parti démocratique uni, est mort en détention des suites de tortures perpétrées à l’Agence nationale de renseignement (NIA)”, selon le même rapport.

Face à cette situation, Amnesty International sollicite la pression de la communauté internationale pour pousser le régime gambien à changer d’attitude vis-à-vis de la dissidence.

La Cédéao ne peut pas rester silencieuse face à un défi comme la Gambie en ce moment, avec un tel niveau de répression.

‘‘On demande d’abord aux autorités gambiennes de libérer les détenus politiques, de changer les lois répressives et de respecter la cour de la Cédéao. Mais si ça ne se fait pas, des sanctions pourraient être prises. La Cédéao ne peut pas rester silencieuse face à un défi comme la Gambie en ce moment, avec un tel niveau de répression’‘, déclare Steve Cockburn, d’Amnesty International.

Reste à savoir si cela pourra faire fléchir Yahya Jammeh, qui s’est récemment montré insensible aux critiques de l’ONU, entre autres, déclarant à l’hebdomadaire Jeune Afrique que “des gens qui meurent en détention ou pendant un interrogatoire, c’est très commun.’‘

Voir plus