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Au moins 10 morts dans des manifestations pro-Biafra au Nigéria

Au moins 10 morts dans des manifestations pro-Biafra au Nigéria

Nigéria

Au moins dix personnes ont été tuées dimanche et lundi lors de manifestations de militants indépendantistes pro-Biafra qui marquaient le 49ème anniversaire du début de la guerre civile en 1967.

Mardi, la police Nigériane a déclaré avoir ouvert le feu après que les manifestants ont tiré sur les forces de sécurité déployées. Information refutée par les indépendantistes.

“Je confirme que deux policiers ont été tués, morts à la suite de blessures fatales, deux ont été blessés et sont traités dans le centre médical fédéral. Par ailleurs quatre natifs du Biafra ont été tués dans les affrontements entre nos hommes et les militaires et huit d’entre eux ont été arrêtés. Nous confirmons également qu’une femme enceinte a été blessée par une balle perdue, elle est également traitée en ce moment au centre médical fédéral. Elle va mieux”, déclaré Charles Muka, porte-parole de la police dans l‘État du Delta.

Mais un porte-parole du mouvement Peuple indigène du Biafra (IPOB) a affirmé qu’au moins 35 membres du mouvement avaient été tués uniquement à Onitsha.

L’arrestation du chef de l’IPOB, Nnamdi Kanu en 2015 pour trahison et le refus du gouvernement de le libérer sous caution malgré plusieurs décisions de justice ont provoqué une vague de protestations à travers tout le sud-est du Nigeria et relancé les appels à l’indépendance du Biafra.

Mardi, le chef de la police fédérale nigériane, Solomon Arase, a prévenu que tout membre de l’IPOB découvert en possession d’une arme serait arrêté et jugé.

La police “continuera à travailler d’arrache-pied pour éliminer toute menace sur la sécurité intérieure” du pays, a-t-il déclaré, faisant écho aux déclarations du président Buhari qui a déclaré publiquement qu’il ne “tolérerait” aucune menace contre l’unité du Nigeria.

Des membres de l’IPOB ont récemment affirmé à l’AFP que des forces de sécurité militaire et policière avaient usé de gaz lacrymogènes et tiré à balles réelles “sans distinction” sur la foule, lors de précédentes manifestations.

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