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Afrique du Sud : la banque centrale incertaine sur la dégradation de la note de la dette

Afrique du Sud : la banque centrale incertaine sur la dégradation de la note de la dette

Afrique du Sud

Le gouverneur de l’institution financière se dit incapable d’anticiper la note souveraine que l’ agence de notation Standard & Poor’s doit attribuer au pays ce vendredi.

La frilosité de la banque centrale sud-africaine est animée par l‘évolution timide de la croissance et la persistance de l’inflation. Dans ce contexte, le risque est grand de voir la note souveraine de l‘économie la plus diversifiée d’Afrique être dépréciée.

Une crainte d’autant plus fondée que Standard & Poor’s s’est préalablement alarmée du manque de lisibilité de la politique économique en Afrique du Sud depuis plusieurs mois. L‘épisode des atermoiements de Jacob Zuma au sujet du changement du ministre des Finances, en décembre dernier, demeure vivace dans les esprits. En quelques jours, les marchés sud-africains ont perdu des milliards de rands, estiment les experts. Le comportement de la monnaie est justement l’autre point symptomatique du malaise économique : elle a perdu plus du quart de sa valeur vis-à-vis du dollar en un an et demi.

Le ministre des Finances Pravin Gordhan relativise toutefois ce contexte difficile. L’Afrique du Sud a, selon lui, fait des efforts pour stabiliser son niveau d’endettement et le taux d’inflation à été maintenu à 6,2 % pour le mois d’avril. Un chiffre toujours élevé, mais qui s’explique par la longue sécheresse qu’ont connue la plupart des pays d’Afrique australe, et sur les conséquences du sinistre sur la confiance des investisseurs et des consommateurs, dans un contexte où le taux de chômage s‘élève à 26,7 % de la population active.

La situation macro-économique de l’Afrique du Sud ne devrait pas s’améliorer avant la fin de l’année, analyse encore le gouverneur de la banque centrale, puisque l’inflation devrait osciller entre 3 et 6 %

Un mauvais point que retiendront les agences de notation, mais peut-être aussi les électeurs qui sont appelés aux urnes pour les élections locales d’août prochain. Des élections que l’opposition présente comme un référendum sur la gestion de l’Afrique du Sud par l’ANC au pouvoir depuis la chute de l’Apartheid.

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