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La Gambie accusée de bafouer les droits de l'homme (responsable d'Amnesty)

La Gambie accusée de bafouer les droits de l'homme (responsable d'Amnesty)

Gambie

La situation des droits de l’homme se dégrade dangereusement en Gambie, a estimé samedi le secrétaire général d’Amnesty International qui accuse la passivité des pays voisins face à cette situation. Salil Shetty a appelé la CEDEAO à durcir le ton et à prendre ses responsabilités.

“En Gambie, ça va de mal en pis. Les journalistes et la société civile sont attaqués. Les résultats de l‘élection présidentielle (prévue en décembre) sont connus d’avance. La terreur ne cesse de s’accentuer”, a déploré, à Dakar, au Sénégal, le secrétaire général d’Amnesty International. Salil Shetty s’exprimait lors d’une cérémonie de remise du prix “Ambassadeur de la conscience 2016”.

Ce prix initié par l’organisation des droits de l’homme récompense des personnes ou groupes ayant, selon Amnesty International, fait preuve d’un courage exceptionnel dans la lutte contre l’injustice et fait progresser la cause des droits de l’Homme. Il a été décerné cette année à la chanteuse béninoise Angélique Kidjo et à trois mouvements citoyens, Balai citoyen (Burkina Faso), Lutte pour le changement (Lucha, République démocratique du Congo) et “Y’en a marre” (Sénégal).

Le secrétaire général d’Amnesty International a profité de cet événement pour appeler le président sénégalais Macky Sall, actuel président de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), à élever la voix et à prendre ses responsabilités : ‘‘c’est une honte pour la CEDEAO de laisser la Gambie perpétrer ces meurtres’‘, a-t-il ajouté.

Plusieurs opposants au président Jammeh sont détenus depuis mi-avril après un rassemblement pour réclamer des réformes politiques. Selon l’opposition, l’un de ses partisans, Solo Sandeng, membre du Parti démocratique uni (UDP), le principal parti d’opposition, serait mort en détention.

La Gambie est dirigée d’une main de fer par Yahya Jammeh, parvenu au pouvoir par un coup d‘État sans effusion de sang en 1994 puis élu en 1996 et réélu tous les cinq ans depuis. Le président gambien va encore briguer un autre mandat, après avoir été choisi par son parti comme candidat au scrutin présidentiel prévu en décembre.

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