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Guinée Bissau : le nouveau Premier ministre boudé par le parti au pouvoir

Guinée Bissau : le nouveau Premier ministre boudé par le parti au pouvoir

Guinée-Bissau

Le président bissau-guinéen, José Mario Vaz a nommé jeudi Baciro Dja au poste de Premier ministre, deux semaines après la dissolution du gouvernement de Carlos Correia.

Ce choix n’est pas passé comme lettre à la poste. Il a été aussitôt contesté par les partisans du parti au pouvoir, qui ont manifesté en jetant des pierres en direction du palais présidentiel. Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), au pouvoir, conteste au chef de l’Etat le droit de nommer un Premier ministre, estimant que cette prérogative incombe au parti majoritaire au parlement, selon la Constitution.

‘‘Nous n’accepterons pas un Premier ministre choisi par le Président”, a déclaré l’ancien Premier ministre Carlos Correia, qui refuse toujours de reconnaître son limogeage. La police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser ces manifestants.

Nous n'accepterons pas un Premier ministre choisi par le Président.

Le nouveau Premier ministre avait déjà occupé ce poste de façon éphémère en août 2015. Sa nomination ayant été invalidée par la Cour suprême, Baciro Dja avait démissionné en septembre de la même année.

La Guinée-Bissau connait une instabilité depuis la destitution de Domingos Simoes Pereira, chef du parti au pouvoir, le PAIGC, du poste de Premier ministre par le président José Mario Vaz, membre de la même formation politique. Le pays fait donc les frais de la crise au sein de la formation au pouvoir. Principale pomme de discorde entre les hommes d’un même appareil politique, la corruption, entre autres.

Le représentant du secrétaire général des Nations unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel a appelé les acteurs politiques de la Guinée Bissau a “travailler ensemble” et à “engager un dialogue utile” pour sortir le pays de la crise qui y perdure depuis neuf mois.

Mohamed Ibn Chambas a par ailleurs promis l’aide de son institution pour une solution à cette situation qui semble s’enliser. ‘‘Les Nations unies vont continuer” à mener des consultations étroites avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour “une approche commune sur le dossier’‘, a-t-il ajouté.

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