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Côte d'Ivoire : les ennuis judiciaires de Laurent, Simone et Michel Gbagbo se poursuivent

Côte d'Ivoire : les ennuis judiciaires de Laurent, Simone et Michel Gbagbo se poursuivent

Côte d'Ivoire

Les magistrats de la Cour suprême ont rejeté le pourvoi en cassation de Simone après sa condamnation à 20 ans de prison tandis que le procureur d’Abidjan a inculpé Michel pour propagation de fausses nouvelles.

Le fait que les deux procédures soient éloignées, l’une de l’autre n’y fait rien. Leurs ennuis ont peu ou prou quelque chose à voir avec leur engagement auprès de Laurent Gbagbo lors de la crise post-électorale qui a conduit à sa chute il y a cinq ans. Les deux personnalités les plus proches de l’ancien président ont eu une semaine difficile avec la justice ivoirienne.

Simone d’abord. La Cour suprême a décidé que l’ancienne première dame purgera les 20 années de prison décidées en instances pour son rôle lors de la crise post-électorale. Une décision irréversible d’un point de vue juridictionnel puisque la Cour juge en dernier ressort en matière pénale en Côte d’Ivoire.

Et puis Michel qui a passé la journée de mercredi dans les bureaux de Direction de la sécurité du territoire avant d‘être présenté au procureur d’Abidjan Richard Adou. Le magistrat l’a inculpé jeudi pour divulgation de fausses nouvelles en co-action avec le directeur du site d’informations koaci.com.

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L’objet du délit selon le procureur est à chercher dans une interview publiée le 2 mai dernier dans laquelle le fils de l’ancien président ivoirien affirme qu‘« à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons » ivoiriennes et que « 300 personnes (…) inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues ».

Prisonniers politiques

Michel Gbagbo répondait ainsi à la déclaration du président Ouattara la veille qui estimait pour sa part qu’il n’existe aucun prisonnier politique en Côte d’Ivoire.

Le point de vue du président ivoirien a été démenti dimanche dernier par les représentants de l‘Église qui ont demandé la libération des prisonniers embastillés pour des raisons politiques afin de donner une chance à la paix.

En rappel, le procès de l’ancien président Laurent Gbagbo et de son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé se poursuit devant la Cour pénale internationale de La Haye où il est jugé pour crimes contre l’humanité. Son épouse devra répondre au même chef d’accusation dès le 31 mai prochain devant les assises d’Abidjan.

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