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Assemblées annuelles de la Bad : le président appelle "à plus de justice en matière de climat pour l'Afrique"

Assemblées annuelles de la Bad : le président appelle "à plus de justice en matière de climat pour l'Afrique"

Réchauffement et changement climatique

Le changement climatique qui fait de nombreux dégâts en Afrique notamment, n’a pas été esquissé lors de l’ouverture officielle, ce mardi 24 mai, des Assemblées annuelles de la BAD 2016. L‘événement – le premier sous l‘ère du Nigérian Akinwumi Adesina – traitera également, durant les cinq jours qu’il durera, de l‘électrification de l’Afrique.

Selon Akinwumi Adesina, le président de la Bad, l’Afrique n’est responsable que de 3 % des gaz à effet de serre qui dégradent le climat dans le monde. Pourtant, à l’inverse, 13 des 14 pays touchés par la grave sécheresse viennent de l’Afrique australe et du Sud. Comme quoi, l’Afrique paie le lourd tribut des effets néfastes du changement climatique. C’est pourquoi, lors de la cérémonie d’ouverture des Assemblées annuelles de la Bad 2016, ce mardi, en Zambie, le président de l’institution, a invité la communauté internationale à supporter financièrement les pays africains touchés par le phénomène climatique El Niño. “Les changements climatiques sont une réalité et l’Afrique en pâtit. Il faudrait plus de justice en matière de climat pour l’Afrique. Si elle subit le contrecoup des changements climatiques, elle ne doit pas être lésée en ce qui concerne les financements climatiques”, s’est-il offusqué.

Concrètement, Akinwumi Adesina – qui préside là sa première assemblée annuelle depuis son élection le 28 mai 2015 à Abidjan – “en appelle au Fonds vert pour le climat et au Fonds pour l’environnement mondial pour payer la prime d’assurance des pays africains à l’Africa Risk Capacity Agency, la mutuelle de gestion des risques”. Prenant exemple sur le Sénégal qui a tiré profit de cette prise en charge à hauteur de 1,7 millions de dollars pour atténuer les effets de la sécheresse, il estime que cette assurance “permettra [aux pays touchés] de faire face aux situations climatiques extrêmes, qui entraînent de fortes tensions budgétaires”.

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De son côté, il a pris l’engagement, au nom de l’institution qu’il dirige, d’ouvrir “la voie vers la croissance verte, et de tripler ses financements climatiques pour les porter à 5 milliards de dollars par an d’ici à 2020”. Premier gage de cette promesse, la création d’une vice-présidence chargée de l‘électricité, de l‘énergie et de la croissance verte qui se chargera “d‘éclairer l’Afrique et de l’alimenter en énergie”.

En effet, l’autre point focal de cette rencontre annuelle de la Bad, était sans nul doute la question de l‘électrification de l’Afrique. A ce sujet, M. Adesina entend relever le défi avec ses partenaires, parmi lesquels l’Union africaine, le NEPAD, l’initiative Power Africa du président Obama, la Banque mondiale, Énergie durable pour tous, l’Union européenne, l’Initiative du gouvernement du Royaume-Uni, l’African Energy Leaders Group, la Chine, la France, l’Allemagne, les pays scandinaves, le Japon, la Corée, l’Inde ou encore le secteur privé. Objectifs visés : l’accès universel à l’énergie pour l’Afrique dans les dix ans ; augmenter de 160 gigawatts la capacité du réseau électrique ; raccorder 130 millions de personnes au réseau électrique ; raccorder 75 millions de personnes aux systèmes hors réseau et donner un accès à une énergie propre pour cuisiner à 150 millions de ménages.

De nombreux chefs d‘État et de gouvernement, entre autres les président Edgar Lungu de la Zambie, Paul Kagamé du Rwanda et Idriss Déby Itno du Tchad prenaient part à cette cérémonie.