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« Microbes », une appellation qui fait polémique en Côte d'Ivoire

« Microbes », une appellation qui fait polémique en Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire

Le phénomène des « microbes » en Côte d’Ivoire, n’a pas fini de faire parler de lui. Aussi bien dans l’atrocité des crimes commis par ces gamins, adeptes de la délinquance juvénile dans les communes d’Abobo et de Yopougon à Abidjan, que par la récente sortie de la ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques, Mme Paulette Ezouehu.

Selon, le site Abidjan.net , ‘’ les gamins tueurs plus connus sous le nom des microbes ne doivent plus êtres appelés ainsi’‘, propos attribués à la nouvelle ministre des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

Une indignation pour cet organe de presse qui s’interroge sur « la nécessité de rebaptiser (…) ces bambinbs qui violent au quotidien, le droit fondamental des Ivoiriens à savoir le droit à la vie ».

N'importe quoi madame. N'importe quoi. C'est dommage. Un faux casting. Et c'est dommage. Moi, je dirai toujours microbes tant qu'ils existeront.

En effet, pour la ministre, il serait plus convenabale de dire ‘‘enfants en confit avec la loi’‘.

« Je profite de cette tribune pour aborder la lancinante question de ces enfants en conflits avec la loi, appelés Microbes en Côte d’Ivoire (…) je plaide auprès de nos journalistes afin qu’ils utilisent la terminologie appropriée d’enfants en conflit avec la loi, en lieu et place de Microbes qui les stigmatise. », aurait dit la ministre lors de la clôture d’un atelier dans la capitale ivoirienne.

« Les Ivoiriens qui sont victimes de ces malfrats n’ont-ils pas aussi de droits ? », s’insurge le site.

Tout en bas de l’article relayant cette information qui étonne plusieurs ivoiriens, l’on peut lire les commentaires d’une teneur de surprise et d’indignation vis à vis de ses propos.

«  Qu’elle (la ministre) vienne les ramasser d’Abobo pour les envoyer chez elle et leur donner des cours de droit. En quoi cette nouvelle appellation peut-elle changer leur comportement de criminel ? Nous attendons de vous une proposition concrète. », écrit un internaute.

Un autre visiblement outragé écrit : « N’importe quoi madame. N’importe quoi. C’est dommage. Un faux casting. Et c’est dommage. Moi, je dirai toujours microbes tant qu’ils existeront ».

Alarmé depuis 4 ans par les populations sur ce phénomène de ‘‘microbes’‘ ou ‘‘enfants en conflit avec loi’‘, le gouvernement ivoirien a lancé ces derniers temps à travers sa police ‘‘l’opération Epervier’‘ pour traquer et démanteler ces réseaux d’enfants bandits qui attaquent en groupe de plusieurs individus avec la machette sous l’effet de drogues.

Nombreux sont les vendeurs des rues et autres passants anonymes qui en font les frais.

Aussi, nombreux étaient les Ivoiriens qui s’en sont offusqué, parce que lors de son adresse à la nation le 1er mai (fête du travail) le président ivoirien nul part n’as fait cas de l’aspect sécuritaire, en l’occurrence ‘‘l’affaire Microbes’‘ qui est dans toutes les conversations aujourd’hui à Abidjan.

Un simple oubli ou un désintérêt ? Ses détracteurs affirment qu’il a quand même fait son « one man show » en suspendant les mesures impopulaires prises par deux de ses ministres : le renouvellement du permis de conduire et l’augmentation du prix de l‘électricité, suite à la grogne sociale qui avait gagné le pays.

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