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RCA : mise en place d'un comité de prévention du génocide

RCA : mise en place d'un comité de prévention du génocide

République Centrafricaine

La République centrafricaine a mis en place le Comité national pour la prévention des génocides, crimes contre l’humanité et autres formes de discrimination.

La structure aura pour rôle, entre autres, de contribuer au renforcement de la réconciliation nationale mais aussi d’identifier les alertes précoces de violence communautaire. L’organe comprend 36 membres issus du gouvernement, de la société civile, des associations de femmes, des jeunes et des chefs réligieux.

Le jeu en vaut la chandelle. La République centrafricaine a connu en effet, la plus grave crise de son histoire après la chute de l’ancien président François Bozizé en 2013. Des violences ayant opposé les milices chrétiennes anti-balaka aux milices musulmanes séléka , ont fait plusieurs morts et de nombreux déplacés.

Pour les Nations unies, la prévention des crimes dans le pays passe par le respect du droit. “Il faut retenir un aspect fondamental, c’est le respect de la primauté du droit, aussi longtemps qu’on ne renforcera pas le respect des droits de l’homme, aussi longtemps qu’on ne combattra pas l’impunité, il faut craindre de voir se répéter les erreurs du passé”, a déclaré Adama Dieng, conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies pour la prévention du génocide.

Bangui peut compter sans nul doute sur l’apport des Nations unies dans cette bataille préventive contre le génocide entre autres. Adama Dieng, s’est voulu d’ailleurs très rassurant sur le sujet. ‘‘Je tiens à réitérer au nom de la famille des Nations unies, notre engagement d’aider votre initiative qui, sans aucun doute, mettra votre pays sur la voie du développement durable’‘, a-t-il fait savoir.

En juin de l’année dernière, la République centrafricaine a adopté une loi portant création d’un tribunal pénal spécial qui a compétence pour enquêter, entendre et se prononcer sur les violations graves des droits de l’homme et droit international humain commis dans le pays depuis le 1er janvier 2003.

Mais selon les analystes, d‘énormes défis restent à relever. Des seigneurs de guerre dictent encore leur loi dans certaines zones du pays. Un problème auquel doivent se consacrer les nouvelles autorités du pays issues des dernières élections.

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