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Haïti : l'organisation de la présidentielle reste une priorité, selon le président par intérim

Haïti : l'organisation de la présidentielle reste une priorité, selon le président par intérim

Haïti

Jocelerme Privert s’est exprimé mercredi en marge de la célébration de la journée du drapeau au cours de laquelle les Haïtiens commémorent leur accession à l’indépendance.

Le patron de la transition joue la carte de l’apaisement au lendemain du renouvellement de son bail à la présidence de la République d’Haïti. Jocelerme Privert a profité d’un moment de communion nationale pour s’exprimer sur l’avenir politique du pays sécoué par la difficulté d’obtenir un consensus sur les modalités d’organisation du second tour de l‘élection présidentielle. Alors que la rue a bruyamment demandé son départ et la réorientation de la transition, la solution résiderait à son avis sur davantage d’indulgence.

Une gageure dans un contexte où la consultation a déjà été reportée à quatre reprises depuis octobre 2015.

« Je vous appelle à être patients, a-t-il déclaré. La cour électorale a annoncé la publication d’un calendrier entre le 15 et 31 mai. La cour va dans le sens de l’attente de la population. La commission de vérification électorale, qui est en place depuis un mois, sait également que le résultat de ses travaux est attendu. J’espère que le processus électoral est définitivement relancé ».

Nous croyons aux droits de l'homme. Nous ne tolérerons aucun désordre.

Les Haïtiens vivent depuis des mois au rythme des manifestations, parfois violentes, pour réclamer l’organisation du scrutin présidentiel dans les délais. Sans succès visiblement puisque l’ancien président du Sénat Jocelerme Privert a réussi à proroger son mandat à la tête du pays au-delà du 14 mai, comme initialement convenu lors de la passation de pouvoir avec le président sortant Michel Martelly début février.

Fort de cette prolongation, M. Privert se fait menaçant vis-à-vis des responsables des violences. « Lorsqu’une personne demande l’arme d’une autre personne pour attaquer un commissaire ou attaquer la police, c’est que c’est du gangstérisme, de la criminalité et du trafic. Nous croyons en la démocratie. Nous croyons aux droits de l’homme. Nous ne tolérerons aucun désordre », a-t-il déclaré.

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