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Tunisie : l'abrogation de l'article 230, le pari difficile des militants LGBT

Tunisie : l'abrogation de l'article 230, le pari difficile des militants LGBT

Tunisie

En Tunisie, la défense des droits des homosexuels longtemps discrète et taboue, s’affiche peu à peu depuis la révolution de 2011.

Le contexte post-révolution a permis à une minorité d’associations comme Mawjoudin ou encore Shams de sortir de l’ombre et de revendiquer leur existence. Mais en dépit de cette infime liberté, leur condition reste très précaire, du fait d’un rejet social et d’une législation hostile.

Le débat sur l’abrogation de l’article 230 – qui punit de trois ans de prison la sodomie et le lesbianisme – a fait irruption l’année dernière sur la scène publique. Des appels à la dépénalisation ont été lancés, mais la loi se heurte à une société foncièrement attachée à ses croyances religieuses. Dans une vidéo circulant sur internet, un imam a par exemple appelé à une condamnation à mort des personnes homosexuelles. Dans son prêche, il estime que si deux hommes étaient déclarés coupables de sodomie, ils devaient être condamnés à mort et exécutés en étant jetés du haut d’un bâtiment puis lapidés.

“Aujourd’hui, ce qui est primordial pour nous c’est l’abrogation de l’article 230. Cet article, qui date de 1913, est un article moyenâgeux et liberticide qui mène en prison les homosexuels, pour ce qu’ils sont, pour trois ans. Ce qui contredit la Constitution et les conventions internationales ratifiées par la Tunisie”, s’offusque Ahmed Ben Amor, vice-président de l’association Shams.

L’abrogation de la loi est donc loin d‘être un acquis. Même le président Béji Caïd Essebsi exclut catégoriquement toute dépénalisation de l’homosexualité.
L’année dernière, plusieurs jeunes ont été arrêtés et condamnés à de la prison pour actes contre nature. Des jugements dénoncés par des ONG.

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