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Afrique du Sud : une bagarre en pleine session parlementaire

Afrique du Sud : une bagarre en pleine session parlementaire

Afrique du Sud

Les députés du principal parti sud-africain d’opposition ont échangé des coups de poing avec des membres de la sécurité du parlement mardi pendant quelques minutes alors qu’ils étaient expulsés de force de l’hémicycle, où ils réclamaient le départ du président Jacob Zuma.

Pour les députés du parti des combattants pour la liberté économique (EFF), le président Zuma n’avait aucun droit d‘être présent dans la salle au moment des dicussions relatives au cours de cette session parlementaire consacrées au vote des lois relatives à l‘économie nationale.

“C’est injuste et inacceptable que ce Parlement ne voit pas ce qui cloche, que même quand la Cour constitutionnelle a de sérieuses évidences contre M. Zuma, que rien ne se passe. Personne n’a été réprimandé, personne n’a été viré et aujourd’hui c’est un jour comme un autre. C’est inacceptable. C’est pour cela que nous vous demandons à vous madame la présidente et au Parlement de ne pas autoriser le président à s’exprimer ici”, a déclaré Julius Malema, leader EFF.

“Le président a brisé son serment, il a délibérément violé la Constitution. C’est Zuma qui devrait partir”, ont scandé une vingtaine de députés du parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF), avant de donner des coups de poing et de jeter des bouteilles d’eau aux forces de sécurité qui venaient les expulser.

C’est la deuxième fois en deux semaines que les élus EFF, vêtus de leur traditionnelle combinaison rouge de mineurs, sont chassés manu militari de l’Assemblée. L’incident qui s’est déroulé mardi sous les yeux impassibles du président Zuma est intervenu quelques minutes avant une séance de questions-réponses entre les parlementaires et le chef de l’Etat.

Les leaders du principal parti de l’opposition sud-africain demandent la démission de Jacob Zuma, reconnu coupable d’avoir violé la Constitution et empêtré dans plusieurs scandales de corruption.

Fin mars, la Cour constitutionnelle, plus haute juridiction sud-africaine, avait reconnu le chef de l’Etat coupable d’avoir violé la Constitution pour n’avoir pas remboursé une partie des 20 millions d’euros d’argent public utilisés pour rénover sa résidence privée.

Jacob Zuma rique de nouvelles poursuites pour plus de 700 accusations de corruption dans un contrat d’armement.

“Nous avons écrit à votre bureau pour demander que Zuma ne soit pas autorisé à siéger au Parlement. Il y a un jugement de la Cour constitutionnelle contre lui”, a lancé un député EFF, Mbuyiseni Ndlozi, à la présidente du Parlement, Baleka Mbete.

Les EFF, qui ont fait leur entrée au parlement lors des dernières élections générales de 2014 avec 25 députés, devenant la troisième force politique du pays, perturbent régulièrement les débats à l’Assemblée pour demander la démission de Jacob Zuma. Ils espèrent confirmer leur ancrage dans le paysage politique sud-africain lors des prochaines élections municipales qui se tiendront le 3 août.

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