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Un test respiratoire pour détecter le paludisme

Un test respiratoire pour détecter le paludisme

Australie

Un nouveau test respiratoire pour détecter le paludisme est actuellement développé par des chercheurs aux états-Unis. Une innovation qui pourrait offrir une alternative peu coûteuse et rentable dans le traitement de la maladie.

Cette étude fait suite à la découverte en 2015, des toxines chimiques distinctives pouvant être détectés dans le souffle des patients atteints de paludisme, facilement détectables. Le système offre un niveau élevé de sensibilité (…), est moins sujet à l’erreur humaine, utilise un faible volume de sang (…), requiert peu de préparation, peut être utilisé sur le terrain et a un coût très faible par test (moins de 10 %) selon les chercheurs. Audrey Odom est Professeure et chercheuse en biologie moléculaire à l’université Saint-Louis de Washington aux États-Unis.

‘’ Nous envisageons vraiment ce travail comme un test d’ivressomètre utilisé lors des contrôles de détection du taux d’alcool dans l’organisme par la police. Ce serait un dispositif durable approprié lorsque les ressources sont limitées. Il ne nécessite pas un observateur qualifié ou personne formée pour utiliser l’appareil’‘.

Le Terpène, un composé chimique a permis aux scientifiques de découvrir que le parasite responsable du paludisme dégage une odeur distincte qui attire les moustiques.

‘‘Ces types de composés quand ils sont dans le sang peuvent effectivement entrer dans les poumons et dans le gaz que vous expirez. Donc, nous pensons que le souffle des enfants qui ont le paludisme aura réellement ces composés parasitaires que l’on peut détecter”, ajoute la scientifique.

Les chercheurs ont pu détecter et diagnostiquer à 100 % le paludisme dans l’air expiré par les patients mineurs, au cours d’une étude pilote effectuée au Malawi. Une deuxième phase est prévue pour l’automne 2016.

Le développement de tests à la fois rapides, sensibles et fiables pour détecter la malaria est un point clé pour la lutte contre cette maladie dont on enregistre plus de 200 millions de cas chaque année, selon une estimation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’ OMS estime même que ces tests rapides sont un “élément essentiel”, car ils permettent un diagnostic dans des zones où il n’est pas possible d’avoir de bonnes analyses de laboratoire.

La pandémie a fait près de 438 000 morts en 2015, en majorité les enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

‘‘Nous donnons près de 300 millions de doses de traitement du paludisme chaque année et nous ne savons même pas si nous leur donnons aux bonnes personnes. Ces tests sont très coûteux et pas totalement fiables. Nous voulons utiliser judicieusement ces anti-microbiens et antipaludiques seulement sur les gens qui en ont vraiment besoin. Je pense donc qu’un test à faible coût pour diagnostiquer permettrait de préserver nos antipaludiques seulement pour les enfants qui en ont besoin. Cela leur permettrait d‘être résistants ‘’. A-t-elle conclu.

Le système mis en place offre un niveau élevé de sensibilité, utilise un faible volume de sang et requiert peu de préparation selon les universitaires qui ajoutent que le test par l’haleine peut également être utilisé dans la détection des maladies comme le diabète de type 1, le cancer colorectal et le cancer du poumon.

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