Sierra Leone
Pas facile d‘être une sage-femme dans une société profondément influencée par les mutilations génitales féminines.
C’est la période d’examen dans cette école de formation spécialisée de sages-femmes dans une zone rurale en Sierra Leone. Les futures diplômées savent déjà que leur quotidien ne sera pas facile.
« Les gens ne font pas confiance aux établissements hospitaliers, confie une apprenante. Ils font confiance aux médicaments traditionnels. Nous les conseillons, on leur explique l’importance de l’hôpital, mais certains continuent à refuser de s’y rendre et ils rentrent chez eux en se disant: “Je ne veux pas aller à l’hôpital! »
Ces difficultés sont connues des enseignants qui orientent dès lors leurs leçons sur la nécessité de faire évoluer les mentalités des futurs patients, mais en respectant les spécificités locales.
« Nous enseignons à nos étudiants des soins adaptés aux cultures de notre continent car nous voulons respecter les pratiques traditionnelles. Si vous les contestez, personne ne va s’intéresser aux pratiques modernes. Donc oui nous les encourageons en expliquant : cette pratique est bonne mais vous pouvez l’améliorer en consultant le planning familial. »
Le travail des sages-femmes devraient davantage être facilité puisque la loi interdit désormais des accouchements à domicile.
Le travail de ces professionnelles devrait permettre de sauver la vie de milliers de femmes et de nouveau-nés. Une aubaine dans un pays où le taux de mortalité maternelle a pu atteindre le record 1 100 pour 100 000 naissances.
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