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Kenya : absence aux Jeux olympiques en perspective

Kenya : absence aux Jeux olympiques en perspective

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L’Agence mondiale antidopage a déclaré jeudi que le Kenya n’est pas en conformité avec le code antidopage. Une remarque qui pourrait compromettre la participation des athlètes kényans au Jeux olympiques.

La nouvelle législation du pays sur l’usage des produits dopants, adoptée fin avril dernier, ne correspond donc pas aux attentes de l’AMA. L’Agence mondiale antidopage avait donné jusqu’au 2 mai au Kenya pour se conformer aux règles d‘éthique sportive en matière de sport. Le 22 avril pourtant, le président kényan, Uhuru Kenyatta, se voulait très rassurant lors de la promulgation de la loi antidopage initiée par son pays.

Cette décision, à trois mois des Jeux olympiques fixés du 5 au 21 août prochains, est tout sauf une bonne nouvelle pour le pays. Elle hypothèque sérieusement les chances de participation des athlètes kényans au rendez-vous de Rio.

Au sein de l’AMA, en effet, des voix en appellent de plus en plus à la fermeté. La présidente de son Comité exécutif, la Canadienne Beckie Scott, championne olympique de ski de fond à Salt Lake City en 2002, a ouvertement réclamé l’exclusion des pays qui naviguent à contre-courant des normes antidopage. Une manière, dit-elle, de protéger les ‘‘sportifs propres’‘. Selon elle, l’Agence mondiale antidopage a besoin d’une action sans équivoque.

Ce n'est pas uniquement notre participation aux Jeux qui est en danger, c'est aussi la réputation du Kenya qui est en jeu.

L’année dernière déjà, Sebastian Coe, le président de l’association internationale des fédérations d’athlétisme, avait menacé de suspendre le Kenya des compétitions internationales si le pays n’améliorait pas son programme de lutte contre le dopage.

Décision drastique

Au Kenya, la décision de l’AMA est jugée trop drastique. “Au vu des circonstances, la décision est contre-productive et trop drastique”, a déclaré le Kényan Sharad Rao, sollicité par la Commission d‘éthique de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) pour enquêter sur le dopage dans son pays. Ce dernier sollicite en termes à peine voilés, une seconde chance pour permettre au pays de rectifier le tir. En affirmant que ‘‘si d’une manière ou d’une autre la loi ne correspond pas aux attentes de l’AMA, elle peut être rectifiée”.

Des athlètes ne cachent pas leur volonté de participer aux J.O. Asbel Kiprop, ancien champion olympique et triple champion du monde en titre du 1.500 mètres, a lui réagi sur Twitter : “nous croyons dans le talent, le dur labeur et les rêves. Il faut sauver les rêves des athlètes d’aller à Rio”.

Les athlètes semblent craindre maintenant pour leur avenir. ‘‘Ce n’est pas une bonne nouvelle pour nous, les athlètes qui avons travaillé dur à l’entraînement pour nous préparer pour les Jeux olympiques”, a déclaré Julius Yego, champion du monde en titre du lancer du javelot. Pour ce dernier, cette sentence porte aussi de facto un coup dur à l’image du pays. “Ce n’est pas uniquement notre participation aux Jeux qui est en danger, c’est aussi la réputation du Kenya qui est en jeu”, a-t-il ajouté.

Une quarantaine d’athlètes kényans ont été impliqués dans des affaires de dopage au cours de ces trois dernières années. Fin février, le directeur général de la Fédération kényane (AK), Isaac Mwangi, a été suspendu pour six mois, soupçonné de corruption dans la couverture de cas de dopage.

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