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Comores : 6000 personnes appelées à voter leur futur président, au cours d'une présidentielle partielle

Comores : 6000 personnes appelées à voter leur futur président, au cours d'une présidentielle partielle

Comores

Quelque 6.300 électeurs comoriens sont de nouveau appelés à voter mercredi lors d’une présidentielle partielle inédite convoquée après des violences lors d’un second tour très serré, un vote décisif pour départager l’ex-putschiste Azali Assoumani et le candidat du pouvoir sortant “Mamadou”. Le colonel Assoumani, qui a déjà occupé la fonction suprême de 1999 à 2006, est arrivé en tête du second tour le 10 avril, avec 40,98 % des suffrages, selon les résultats provisoires. Mais il devance de seulement 2.000 voix son principal adversaire, Mohamed Ali Soilihi dit “Mamadou” (39,87 %).

La partielle de mercredi, qui concerne seulement 2% du corps électoral, peut donc mathématiquement modifier les résultats très serrés du second tour.

Au terme de la courte campagne de sept jours, Azali Assoumani, a affiché sa “sérénité” et sa “confiance”, lundi devant la presse: “Si les structures de vote sont sécurisées, il n’y a pas de raison pour que je ne sois pas président en 2016, inch’Allah”, a lancé le colonel, chemise à fleurs et barbe de plusieurs jours.

Le colonel Assoumani, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1999 avant d‘être élu en 2002, bénéficie du soutien clé de l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi, originaire d’Anjouan où il est très populaire.

C’est d’ailleurs ce dernier qui, de fait, a mené campagne ces derniers jours. Lors des meetings, “c’est Sambi qui parlait, à chaque fois c’est lui qui s’adressait à l’assistance et Azali apparaissait pour les remerciements”, constate amer, sous couvert de l’anonymat, un membre de la direction de campagne du colonel Assoumani.

Sécurité renforcée

Des mesures de sécurité ont été prises pour éviter des débordements mercredi, dans un pays qui a connu une vingtaine de coups d’Etat et tentatives depuis son indépendance en 1975. Des policiers anti-émeute ont été déployés à Anjouan, où s’est rendu pour l’occasion le chef d‘état-major Youssouf Idjihadi.

L’Union africaine a, elle, appelé les Comoriens à “éviter la violence”.
A Mutsamudu, la capitale d’Anjouan, “tout paraît calme mais c’est un calme précaire, il y a beaucoup de tensions”, a affirmé Soidri Ben Soulaimane, figure du monde associatif local. Les partisans du colonel Assoumani “sont convaincus qu’on veut leur voler leur victoire”, a-t-il ajouté.

Les bureaux doivent ouvrir à 7H00 (04H00 GMT) et fermer à 18H00 (15H00 GMT) pour ce “troisième tour” mercredi, journée chômée et payée à Anjouan. Les résultats devraient être connus rapidement. L’investiture du nouveau président – élu pour un mandat de cinq ans non renouvelable – a été maintenue au 26 mai.

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