Cameroun
C’est la nouvelle stratégie déployée par la secte islamiste pour augmenter ses effectifs.
Les autorités camerounaises appellent les chefs traditionnels et les leaders religieux du pays à s’engager dans la lutte contre Boko Haram. La secte islamiste aurait initié une stratégie d’incitation de certains de ces dignitaires du Nord du Cameroun à enrôler de nouvelles recrues pour effectuer des opérations à son compte.
C’est le témoignage d’un de ces leaders religieux qui a attiré l’attention. Abdouraman Ousman a révélé qu’il avait été enlevé en 2015 par le groupe djihadiste, puis contraint de recruter de nouveaux militants pour Boko Haram. Proposition qu’il a refusée. C’est finalement grâce à un raid effectué par l’armée camerounaise en février qu’il sera libéré.
Dans son récit, Abdouraman décrit des chefs traditionnels manipulés par le groupe terroriste pour convaincre les jeunes naïfs à tenter l’aventure djihadiste. Il cite ainsi des imams qui promettent aux jeunes désoeuvrés une compensation financière de 500 dollars par mois s’ils acceptaient de rejoindre les rangs des islamistes. Très souvent, poursuit-il, il leur arrive même de faire croire aux jeunes qu’ils sont en train de rejoindre l’armée régulière.
C’est dans ce contexte que le conseil des chefs traditionnels et dignitaires musulmans du Cameroun a appelé le gouvernement à collaborer avec les leaders locaux pour venir à bout de Boko Haram.
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