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La question de la lutte contre le braconnage des rhinocéros en Afrique du Sud

La question de la lutte contre le braconnage des rhinocéros en Afrique du Sud

Afrique du Sud

L’Afrique du Sud est le pays qui compte le plus de rhinocéros au monde, avec environ 80 % d’individus sur son territoire. Ces paisibles animaux sont malheureusement gravement menacés de disparition par les braconniers.

Ceux-ci les tuent juste pour leurs cornes, très demandées en Asie, particulièrement en Chine, pour les besoins de la médecine traditionnelle de ce pays. Selon le ministère sud-africain de l’Environnement, le nombre de rhinos tués a baissé au début de cette année.

Le ministère sud-africain de l’Environnement a fait le point ce 8 mai, sur la lutte contre le braconnage des rhinocéros au pays de Mandela. Selon les autorités de ce ministère, 363 rhinos ont été tués par les braconniers au début de cette année, ce qui fait 40 de moins, comparé à début 2015.

L’Afrique du Sud accueillera la Cites (Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction) en septembre prochain. C’est la ville de Johannesburg qui abritera cette réunion pour laquelle le gouvernement sud-africain ambitionne de créer le débat autour de l’autorisation du commerce des cornes de rhinocéros, actuellement interdit.

Je dis que le commerce n’est pas ni mauvais, ni bon (...) Ça dépend de comment le pays manie cet instrument.

Les échanges s’annoncent houleux et Juan Carlos Vasquez, membre du secrétariat de la Cites, tente d’en cerner les contours : « je dis que le commerce n’est pas ni mauvais, ni bon. Le commerce, c’est un couteau à double tranchant. Ça dépend de comment le pays manie cet instrument. Il ne faudrait pas se borner, être pour ou contre, il faut écouter les scientifiques, il faut écouter les gestionnaires, il faut écouter l’opinion publique aussi et puis, adopter le meilleur. »

Et d’ajouter : « mais on n’est pas encore à ce point-là dans la gestion des cornes des rhinocéros parce que c’est la première fois qu’un pays va mettre cela sur la table des négociations. On va écouter ces arguments et puis les arguments contre. Ce qui est certain à la Cites, c’est que les pays décident toujours à la fin. S’ils ne sont pas d’accord, ils votent. Si c’est deux tiers qui vont décider, est-ce qu’on va faire avec cette proposition-là de la conférence de Johannesburg ? ».

A propos du nombre de rhinos tués début 2016 par les braconniers, Vasquez parle de résultats encourageants, mettant aussi l’accent sur le fait que les autorités sud-africaines doivent renforcer leur coopération avec les pays acheteurs de corne de rhinocéros, tel que le Viêtnam.

Dans ce cas de figure, Juan Carlos Vasquez pense qu’ « alors il faut faire plus de contrôles de ces voyages. Il faut savoir que l’Afrique du Sud autorise le trophée de chasse comme une stratégie de conservation de l’espèce. Il y a beaucoup de Vietnamiens qui s’inscrivaient dans cette dynamique. »

Ponant de même la prudence, Vasquez conclut, affirmant qu’ « il faut contrôler plus les visas, les mouvements. Il faut vérifier effectivement que ce sont des trophées de chasse et pas des trafiquants déguisés qui ont, après, découpé la corne en petits morceaux pour la vendre dans le marché noir des métiers traditionnels, où les cornes s’utilisent pour faire des cadeaux à des gens importants dans ce pays ».

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