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Les progrès effectués dans la lutte contre le VIH-SIDA menacés, faute d'investissements

Les progrès effectués dans la lutte contre le VIH-SIDA menacés, faute d'investissements

SIDA

Un nouveau rapport publié par l’Organisation des Nations unies prévient d’une prolongation de l‘épidémie de Sida si des mesures urgentes ne sont pas mises en œuvre au cours des cinq prochaines années.

Selon le rapport de l’ONU publié vendredi, l’accélération extraordinaire des progrès réalisés au cours des 15 dernières années pourrait disparaître, faute de moyens financiers et d’investissements.

‘‘Il est urgent de faire appel aux partenaires pour la concentration des efforts permettant d’augmenter les investissements ; 23 milliards d’euros doivent être investis dans les quatre ans à venir pour mettre fin à l‘épidémie de Sida d’ici 2030, selon les objectifs de développement durable adoptés par les États membres en septembre 2015’‘, d’après Ban Ki-Moon.

Des efforts ont permis de réduire de 42 % le nombre de décès qui ont atteint leur pic en 2014, et d’accroître considérablement l’espérance de vie des malades.

‘‘Les progrès réalisés ont été une source d’inspiration. Atteindre 15 millions de personnes avec un traitement antirétroviral neuf mois avant la date limite de décembre 2015 est une grande victoire mondiale’‘, a ajouté le patron de l’ONU.

Le document relève en outre les progrès jusqu’ici accomplis, notamment la réduction de nouvelles infections chez les enfants. Environ 85 pays sont maintenant sur le point d’arriver à la quasi-élimination de nouvelles infections à VIH chez les enfants.

Toutefois, le rapport note que ‘‘malgré l’apparition de nouveaux outils et nouvelles approches, les programmes de prévention du VIH se sont affaiblis au cours des dernières années en raison d’une baisse des financements et d’un manque de leadership.

Le nombre d’infections n’a baissé que de 8 % entre 2010 et 2014 et continue à augmenter en l’Europe de l’Est, en Asie centrale, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord ou dans la région Asie-Pacifique. Environ 22 millions de personnes n’ont par ailleurs toujours pas accès aux traitements.