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Gabon : Jean Ping dévoile son projet de société à quelques mois de la présidentielle

Gabon : Jean Ping dévoile son projet de société à quelques mois de la présidentielle

Gabon

“Le Gabon à l’abri de la peur, le Gabon à l’abri du besoin”, c’est le slogan qui résume le projet de société présenté ce mercredi à Libreville par Jean Ping, candidat à la présidentielle d’août prochain au Gabon.

Au plan économique, Jean Ping entend dans l’immédiat réduire les budgets de fonctionnement de toutes les institutions du pays. Dans le domaine politique, il promet une nouvelle Constitution chargée de réformer les institutions actuelles et souhaite limiter les mandats présidentiels à deux.

Jean Ping :

Pour mettre le Gabon à l’abri du besoin, ma priorité sera, bien entendu, de donner des moyens nécessaires à nos services publics pour qu’ils fonctionnent efficacement et équitablement sur l’ensemble du territoire. Pour mettre le Gabon à l’abri de la peur, ma priorité sera d’entreprendre des réformes audacieuses de nos institutions avec toutes les bonnes volontés et toutes les compétences disponibles. Et, de réinventer les règles de la vie publique. Mon projet pour les Gabonais repose donc, avant tout, sur une vision : bâtir une nouvelle république.

Alors que le Parti Démocratique Gabonais (PDG), le parti au pouvoir, traverse une crise avec les récents départs de certains de ses cadres, reconvertis dans l’opposition, les analystes annoncent une présidentielle très disputée cette année. C’est en tout cas ce qu‘évoque Dr Modeste Abagha Assecko, spécialiste d‘éthique politique :

Le contexte de 2009 était un contexte de surprise. Tel n’est pas le cas de 2016. Nous avons une structure de l’opposition qui est tripartite. A en juger par les leaderships apparus. Et si l’opposition est tripartite face à un groupe monolithique de Bongoistes, je crois que la partie n’est gagnée pour personne. Nous allons là, vers des élections pas nécessairement apaisées, mais, pour moi, très disputées.

Seulement, il faudra d’abord trancher la question de la crédibilité du processus électoral décrié par certains acteurs et qui complexifie les grilles de lecture de leur positionnement par rapport à cette échéance :

Je crois que, selon ce qui se dessine, nous constatons qu’une grande figure a démissionné du PDG ( Guy Nzouba-Ndama, ndlr), cette figure-là se prépare pour l’élection. Et nous avons un bémol pour ce qui est du président Jean Ping qui, au départ était totalement pour l’élection, mais qui a mis de l’eau dans son vin en disant qu’il est question d’abord de trancher les questions administratives du chef de l’État. Et, vous avez une dernière partie de l’opposition qui est dans le “Front uni” et “l’Union sacrée pour la Patrie”, qui n’est pas du tout d’accord pour une élection, mais qui est beaucoup plus pour une destitution, c’est-à-dire un passage en force, analyse encore Dr Abagha Assecko.

En attendant la tenue du scrutin à un tour, certains opposants continuent d’exiger une plus grande transparence des opérations électorales à venir.

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