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Egypte : les journalistes sont en colère

Egypte : les journalistes sont en colère

Egypte

Les journalistes Egyptiens sont en colère et pour cause : mercredi, ils ont exigé la démission pure et simple de Magdy Abdel Ghaffar, le mnistre égyptien de l’Intérieur, après l’arrestation de deux des leurs collègues dimanche derneir, au siège même du syndicat des journalistes, lors d’un raid policier.

C’est dans ce même siège que les journalistes ont lancé cet appel à la démission, lors d’une assemblée générale. Les voies d’accès du syndicat des journalistes avaient été bloquées par la police.

Amro Badr et Mahmoud Saqqa, les deux reporters arrêtés, travaillent pour le site d’information yanair.net. Les deux hommes sont en détention provisoire depuis lundi, pour quinze jours. Ils sont accusés d’avoir “incité à manifester” et “appelé au rassemblement et à la chute du régime”.

Des slogans tels que “Le ministère de l’Intérieur, repaire de voyous”, ou encore “Gardez la tête haute, vous êtes journalistes” sont, entre autres, les slogans scandés par les hommes et femmes de média, présents à cette manifestation d’humeur. En plus de la démission du ministre de l’Intérieur, ils ont exigé la libération de leurs confrères, ainsi que des excuses de la part du président égyptien.

Yehya Kallache, le chef du syndicat des journalistes égyptiens, parle d’ “une escalade de la guerre contre le journalisme et les journalistes”, étant donné les “perquisitions sans précédent dans les locaux des sites d’information” et “une pratique de la censure avant la publication”. Il n’a pas manqué d’ajouter que “29 journalistes étaient actuellement derrière les barreaux, certains en détention provisoire depuis près de trois ans”.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi est régulièrement accusé par les défenseurs des droits de l’Homme d’avoir instauré un régime ultra-autoritaire en Egypte et de persécuter les partisans de l’ancien président pro-islamiste déchu en 2013, Mohamed Morsi.

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