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Croissance : le FMI prévoit le pire taux depuis 16 ans pour l'Afrique subsaharienne

Croissance : le FMI prévoit le pire taux depuis 16 ans pour l'Afrique subsaharienne

Finance

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit un taux de croissance de 3 % en 2016 pour l’Afrique subsaharienne. Il s’agit de la plus faible performance depuis 1999.

Le Fonds monétaire international (FMI) a dévoilé ce mardi 3 mai 2016 ses prévisions de croissance pour le continent africain. Et les chiffres annoncés par l’institution financière ne sont pas très reluisants pour l’Afrique subsaharienne. Elle prévoit, en effet, une croissance de 3 % pour l’année 2016, soit la performance la plus faible enregistrée par cette partie du monde depuis 1999. L’année dernière, ce taux était de 3,4 %.

L’édition d’avril 2016 des perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne intitulée ‘‘Un changement de cap s’impose’‘, publiée ce 3 mai par le FMI, indique que ce recul s’explique principalement par les multiples chocs qui ont entrainé le continent dans un cycle négatif : la baisse des cours des matières premières, les conditions climatiques catastrophiques marquées par des sécheresses, notamment, en Afrique de l’Est et australe. À cela s’ajoutent les conséquences de l‘épidémie Ebola qui ont négativement affecté la croissance pourtant assez solide ces dix dernières années.

La chute des prix du pétrole, en cause

Parmi les pays les plus touchés par les aléas économiques, les pays exportateurs de pétrole qui ont souffert de la chute des prix du baril. Le Nigeria, l’Angola et la plupart des pays de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) en sont les principales victimes. Le repli des prix continue de porter un sérieux coup aux économies de ces États. D’où l’appel de la directrice du département Afrique du FMI à un changement de politiques du continent. « L’Afrique a besoin d’un profond recalibrage des politiques pour exploiter son énorme potentiel. C’est particulièrement urgent dans les pays exportateurs de produits de base et certains pays ayant accès aux marchés, car la riposte des pouvoirs publics a en général été insuffisante jusqu’à présent », a déclaré Antoinette Sayeh.

El Niño et ses conséquences

Les pays exportateurs de produits de base autres que l‘énergie, ne sont pas non plus épargnés par la chute des cours. L’Afrique du Sud, le Ghana ou encore la Zambie sont dans ce lot, alors que des pays comme l‘Éthiopie, le Malawi et le Zimbabwe subissent de plein fouet les affres de la grave sécheresse qui frappe l’Afrique de l’Est et australe. Une situation qui laisse planer la menace d’une insécurité alimentaire sur plusieurs millions de personnes.

Des perspectives favorables

Mais en dépit de cette baisse des prévisions, les perspectives restent favorables, notamment dans certains pays comme la Côte d’Ivoire, le Kenya ou le Sénégal, qui, selon la directrice du département Afrique, « continuent d’enregistrer une croissance vigoureuse ». Mme Sayeh estime que « dans la majorité de ces pays, la croissance est tirée par les investissements d’infrastructure et par la vigueur de la consommation privée ». De fait, pense-t-elle, « de manière générale, les perspectives de croissance à moyen terme restent favorables, car les ressorts intérieurs fondamentaux de la croissance de ces dix dernières années n’ont pas disparu. En particulier, la nette amélioration du climat des affaires dans la région et la démographie favorable devraient favoriser la croissance à moyen terme ».

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