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Burundi : obsèques du général Kararuza, de sa femme et sa fille

Burundi : obsèques du général Kararuza, de sa femme et sa fille

Burundi

A Bujumbura, au Burundi, ce samedi, ont eu lieu les obsèques du général Athanase Kararuza, celles de son épouse et de sa fille.

L’officier supérieur, d’ethnie Tutsi et conseiller du 1er vice-président burundais en matière de sécurité, ainsi que son épouse et sa fille, ont été tués lors d’une attaque lundi dernier, dans la capitale burundaise, par des hommes armés non identifiés.

Ce triple assassinat a été condamné par Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, qui a demandé “qu’une enquête complète soit ouverte dès que possible”.

Des autorités burundaises de haut rang, dont le premier vice-président Gaston Sindimwo, étaient présentes à ces obsèques, mais pas Pierre Nkurunziza, le président burundais.

C’est lorsque le général Kararuza déposait sa fille devant le lycée du Saint-Esprit, dans le quartier de Gihosha ce lundi, vers 07H15 (05H15 GMT), qu’un groupe d’individus lourdement armés a fait irruption et ouvert le feu à l’arme lourde. Cette version des faits est celle d’un responsable burundais, qui s’est exprimé sous le couvert de l’anonymat.

“Ils l’ont attaqué à la roquette et à la grenade, sa garde a essayé de répliquer, mais malheureusement, le général Kararuza et son épouse ont été tués sur-le-champ. “, a dit ce responsable.

Glolria, la fille du couple Kararuza, grièvement blessée, a été d’urgence évacuée à l’hôpital. Elle y avait été opérée et selon les premières estimations médicales, ses jours n‘étaient pas menacés. Mais dans la matinée, l’on a finalement appris son décès.

Plusieurs responsables de l’appareil sécuritaire du Burundi et le chef de la communication de la présidence burundaise, Willy Nyamitwe, ont confirmé l’attentat et la mort du général. “Ceux qui ont tué mon collègue le général Kararuza et (perpétré) d’autres attaques similaires sont dans la logique de diviser l’armée et la police.”, a écrit dans un tweet Willy Nyamitwe.

Cet officier supérieur était membre de l’ex-armée des FAB (Forces armées du Burundi, dissoutes), à domincance Tutsi. Il avait aussi été le commandant adjoint du volet militaire de la mission de paix de l’ONU en RCA, entre fin 2013 et fin 2015. Le général venait d‘être nommé conseiller du 1er vice-président burundais, Gaston Sindimwo, lui aussi issu de la minorité Tutsi. La Constitution burundaise prévoit que le 1er vice-président soit issu d’une ethnie et d’un parti différents de ceux du président de la République.

La crise burundaise a déjà fait plus de 500 morts et pas moins de 270.000 exilés. Elle est en grande partie due à la volonté de l’actuel président burundais, Pierre Pierre Nkurunziza, de se présenter pour un troisième mandat en 2015. Il a été réélu en juillet de la même année.

L’opposition dénonce de sa part un viol de la Constitution, ainsi que celui de l’accord d’Arsuha, qui avait mis fin à la guerre civile. Jusqu‘à ce jour, toutes les médiations qui ont tenté de mettre fin à la crise burundaise ont échoué.

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