Angola
Le système sanitaire public angolais a pris du plomb dans l’aile, victime de la chute des cours du pétrole, la principale source de revenus du pays.
La chute des cours du pétrole affecte terriblement l‘économie angolaise. Parmi les secteurs les plus touchés, celui de la santé qui connaît d‘énormes difficultés. ‘‘Le système de santé angolais est gratuit et entièrement assisté par l‘État’‘, explique Hernando Agudelo Ospina, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Angola.
Face à la crise de l’“or noir”, le gouvernement s’est retrouvé dans l’obligation de réduire le budget alloué aux hôpitaux. Celui-ci a baissé de 50 % selon Luis Bernardino, médecin à l’Hôpital pédiatrique public de Luanda, la capitale. Il souligne, par ailleurs, que dans son établissement, 25 personnes meurent chaque jour, en majorité du paludisme, la première cause de mortalité en Angola, selon l’OMS.
Les structures sanitaires angolaises font face, notamment, au manque de matériel et à la réduction de leur capacité d’accueil. Ces dysfonctionnements entraînent une augmentation du taux de mortalité infantile dans le pays. Il est de 167 décès sur 1.000 naissances pour les enfants de moins de 5 ans.
En ce moment, le pays fait aussi face à une épidémie de fièvre jaune, la pire depuis trois décennies, et qui a déjà fait 258 morts sur 618 cas confirmés, d’après les données de l’OMS.
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