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Soudan du Sud : l'armée éthiopienne a localisé des enfants enlevés à Gambella, en Éthiopie

Soudan du Sud : l'armée éthiopienne a localisé des enfants enlevés à Gambella, en Éthiopie

Soudan du Sud

L‘état-major éthiopien affirme avoir localisé plus de 100 enfants, enlevés par les rebelles de la communauté Murle, originaire du Soudan du Sud voisin. Les militaires éthiopiens ont encerclé la zone rebelle.

Selon le gouvernement éthiopien, les rebelles sud-soudanais de l’ethnie Murle ont lancé un raid meurtrier sur la région transfrontalière de Gambella, située en Éthiopie, vendredi dernier. Bilan de cette attaque : 208 morts et plus de 100 enfants enlevés par les assaillants, sans compter les nombreux blessés et dégâts matériels. Les faits ont été relayés par les médias locaux éthiopiens. En Éthiopie, les drapeaux sont en berne, en mémoire des victimes de ce raid.

Un conflit à l’allure ethnique

Un représentant gouvernemental basé dans la région de Gambella a déclaré que les enfants enlevés seraient bientôt sauvés, a rapporté la station de radio pro-gouvernementale Fana. La frontière entre l‘Éthiopie et le Soudan du Sud fait depuis longtemps l’objet de clashs entre les deux pays. Les affrontements entre les communautés ethniques de ces deux nations ont souvent pour causes la terre et le bétail.

“Je ne sais pas s’ils ont été tués pendant les tirs. Le combat était intense et s’ils ont survécu, ils seront probablement tués par les Murle.” Ces propos sont ceux de Chol Malual, mère de trois enfants enlevés par les rebelles sud-soudanais et dont le mari a été tué au cours de la brutale attaque de vendredi dernier.

Nous avons soigné 82 personnes. La plupart souffre de blessures par balle à la poitrine, à l'abdomen ou encore à la tête.

Des secours médicaux sont arrivés d’Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, afin d’apporter assistance aux dizaines de blessés. “Nous avons soigné 82 personnes. La plupart souffre de blessures par balle à la poitrine, à l’abdomen ou encore à la tête. Nous ne nous sentons pas en sécurité ici et nous souhaitons que le gouvernement déploie des agents de sécurité dans les zones les plus dangereuses”, a dit un médecin dépêché sur les lieux.

Selon l’AFP, les cibles des assaillants étaient les membres de l’ethnie Nuer, qui vivent tant en Éthiopie qu’au Soudan du Sud.

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