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Mali : trois collaborateurs du CICR détenus par un groupe rebelle

Mali : trois collaborateurs du CICR détenus par un groupe rebelle

Mali

Trois collaborateurs du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sont retenus en otage depuis le week-end dernier dans le nord-est du Mali par un groupe rebelle non encore identifié, tandis que l’un des leurs a été libéré. Ces humanitaires y étaient en mission.

12h 55 Le groupe Ansar Dine a revendiqué l’enlèvement des trois humanitaires de la Croix-Rouge le week-end dernier au nord du Mali. Nourredine Ag Mohamed, un responsable du groupe djihadiste malien réclame en contrepartie de leur mise en liberté, la libération de leur guide arrêté par la force française Barkhane traquant les jihadistes dans le Sahel.

La mission du CICR descendue à Abéibara dans le nord-est du Mali depuis le 13 avril dernier, n’a pas donné signe de vie depuis le 16 avril. Les membres de cette mission ont été interceptés au nord de Kidal alors qu’ils étaient sur le chemin du retour, par ‘‘quelqu’un qui était à moto et qui leur a demandé de le suivre”, selon Valery Mbaoh Nana, porte-parole du CICR à Bamako.

Nous avons une équipe qui était en mission au nord de Kidal, dans la région d’Abéibar où nous avons des opérations en soutien aux populations doublement affectées par le conflit armé et les conditions climatiques difficiles, notamment des opérations d’adduction d’eau, entre autres. L‘équipe était là depuis le mercredi 13 avril dernier et le samedi, ils étaient en chemin retour sur Kidal lorsqu’ils ont été interceptés par quelqu’un qui était à moto et qui leur demandé de les suivre. Et depuis lors, on a perdu tout contact.

Le communiqué publié lundi par le CICR n’indique cependant pas les raisons de cet incident, encore moins les identités et nationalités des otages.

Heureusement, nous avons finalement pu avoir la libération d’un de nos collègues. Ils étaient quatre, il y en a un qui a été libéré, et d’après les premières informations qu’on nous a données, c’est que dans la nuit de vendredi à samedi, là où ils ont campé dans la région d’Abeibar, il y a eu des opérations des forces françaises de Barkhane. Et lors de ces opérations, il semblerait que le guide qui accompagnait l‘équipe du CICR aurait été arrêté, a-t-il ajouté.

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Ils ne sont pas torturés, n’ont pas subi de sévices corporels…

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Les informations dont dispose le CIRC font état de détention dans des conditions acceptables : ‘‘ils ne sont pas torturés, n’ont pas subi de sévices corporels…’‘, sans toutefois préciser le nom du groupe rebelle qui retient les otages.

Les faits ont été rapportés par la famille du travailleur libéré, qui précise que le guide aurait été arrêté par la force Barkhane le 15 avril. D’après une source humanitaire distincte, “les ravisseurs auraient demandé la libération du guide des humanitaires arrêté par Barkhane, en contre-partie des otages’‘.

C’est des acteurs humanitaires dont la présence dans ces localités n’avait pour seul objectif que de porter assistance aux populations, il est important que tout le monde se rende compte que le CICR est là pour assister les populations victimes du conflit armé.

Plusieurs groupes armés – ex-rebelles, mouvements pro-gouvernementaux, et djihadistes – sont actifs dans le nord du Mali, vaste zone qui était tombée en mars-avril 2012 sous la coupe d’organisations liées à Al-Qaïda.

Les djihadistes ont été en grande partie chassés de ces zones par une intervention internationale – toujours en cours – déclenchée en janvier 2013 par la France avec son opération Serval, remplacée en août 2014 par Barkhane. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

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