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Liberté de la presse : situation mitigée pour l'Afrique

Liberté de la presse : situation mitigée pour l'Afrique

Journaliste

Le classement publié ce mercredi par l’ONG Reporters sans frontières (RSF)fait état de la situation de la liberté de la presse dans le monde en 2015. Le Burundi et la Libye font figure de mauvais exemples tandis que la Tunisie gagne quelques places.

Si l’ONG note une dégradation dans toutes les régions du monde, elle souligne toutefois que l’Afrique dépasse pour la première fois le continent américain.

Dans un communiqué, l’ONG énumère les raisons à l’origine de la dégradation de la liberté de la presse dans le monde: “dérive liberticide des gouvernements, comme en Turquie ou en Egypte, prise de contrôle des médias publics, y compris en Europe, en Pologne par exemple, situations sécuritaires de plus en plus tendues, en Libye et au Burundi, ou carrément catastrophiques, comme au Yémen”, souligne-t-elle.

Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières : “quand on regarde l‘évolution des grandes zones au classement mondial de la liberté de la presse, on se rend compte que c’est toujours l’Europe qui arrive en tête. Très loin devant, pour la première fois, l’Afrique. L’Afrique qui passe devant les Amériques parce que les Amériques subissent le contrecoup de violences physiques extrêmement dures contre les journalistes. Et en toute fin de classement, il y a le monde arabo-musulman avec la région Afrique du Nord, Moyen-Orient qui est la région la plus difficile pour le travail des journalistes.”

L’Afrique du Nord qui, avec le Moyen-Orient restent les régions du monde où les journalistes sont “les plus soumis à des contraintes de toutes sortes” fait partie des parents pauvres de la liberté de la presse. A noter également, le Burundi 156e, qui perd 11 places. La Lybie, 164e, figure au rang des pays où “exercer le journalisme relève de la bravoure”. Satisfecit néanmoins pour la Tunisie, 96e, qui gagne 30 places.

Ce classement concerne 180 pays dans le monde et s’appuie sur des indicateurs tels que le pluralisme, l’indépendance des médias, et le cadre légal.