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Lac Tchad : des centaines de populations fuient les îles

Lac Tchad : des centaines de populations fuient les îles

Tchad

Les populations nigérianes déplacées vers le lac Tchad fuient les îles pour de la terre ferme, en raison des attaques menées par le groupe islamiste Boko Haram.

L’insécurité dans le bassin du lac Tchad continue d’inquiéter les Nations-Unies qui ont multiplié les alertes ces derniers mois sur la situation des déplacés. La situation devient de plus en compliquée pour l’organisation internationale qui fait face à de nouveaux mouvements de populations nigérianes fuyant les exactions des islamistes de Boko Haram et les opérations militaires en cours dans la région. Une insécurité qui a poussé des milliers de personnes réfugiées dans le bassin du lac Tchad à fuir les îles pour rejoindre la terre ferme.

Ce sont au total 85 îles qui ont été vidées de leurs populations, essentiellement des déplacés. Selon les estimations du bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, environ 110.000 personnes sont en ce moment réparties sur une centaine de sites et de communautés d’accueil.

L’insurrection menée par le groupe islamiste Boko Haram a conduit à des déplacements de masse de populations dans la région du lac Tchad. En janvier, l’ONU chiffrait à près de 2,7 millions, le nombre de personnes présentes dans la région. Et ce malgré les chiffres qui démontrent une certaine amélioration de la situation. “ Du point de vue humanitaire cette relative amélioration sécuritaire ne se traduit pas par un accès plus important. On a toujours énormément de difficultés à assister les communautés affectées dans les zones les plus reculées.”, explique Florent Méhaule, chef d’Ocha, Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies.

Certains déplacés nigérians ont trouvé refuge au Cameroun où on dénombre près de 61,000 réfugiés, alors que 158,00 déplacés internes sont retournés dans la région de l’Extrême Nord. Ces déplacements forcés de populations pèsent sur les ressources des communautés d’accueil. Les organisations humanitaires n’arrivent pas, non plus, à venir convenablement en aide à toutes les personnes déplacées.

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