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Accord entre la Côte d'Ivoire et l'UE dans le domaine de la migration

Accord entre la Côte d'Ivoire et l'UE dans le domaine de la migration

Côte d'Ivoire

La Côte d’Ivoire et l’Union européenne veulent renforcer leur coopération dans le domaine de la migration. À l’issue d’une visite à Abidjan, du président du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE, les deux parties sont finalement tombées d’accord sur « la mise en place d’une politique efficace de retour systématique des personnes en situation irrégulière ».

La situation en Côte d’Ivoire rassure l’Union européenne. En visite, samedi, dans la capitale ivoirienne pour parler coopération, le président du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE, le néerlandais Bert Koenders, a souligné l’importance du retour de la paix dans le pays. Un retour à la stabilité qui pourrait redonner une nouvelle dimension au partenariat entre Bruxelles et Abidjan, notamment dans le domaine de la migration. Une question « très complexe » qui était au cœur de la rencontre entre M. Koenders et le chef de l‘État ivoirien Alassane Ouattara. Bruxelles insiste sur la nécessité de poursuivre la coopération dans ce domaine pour mieux contenir les flux migratoires et promouvoir la migration légale. « Nous devons continuer à coopérer sur la migration légale et la mobilité. Je sais qu’il y a, je crois, 80,000 Ivoiriens qui résident aujourd’hui légalement dans l’Union Européenne », a indiqué Bert Koenders, ancien chef de l’opération de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci, de 2011 à 2013), qui a souligné que le pays se trouvait « dans une phase totalement différente de celle d’il y a quelques années ».

Mais, les autorités ivoiriennes espèrent quelque chose en retour pour mieux mettre en œuvre cette coopération dans le domaine de la migration. Elles demandent surtout un soutien financier de l’Union européenne pour créer un environnement favorable au maintien des jeunes dans le pays, où le chômage reste problématique. « Ce que nous disons à l’Europe, c’est que si nous fermons nos frontières, ou si nous repoussons les gens qui sont venus s’installer ici, et bien ce serait une pression automatiquement sur l’Europe. À partir de là, nous devons être considérés comme un pays de transition qui devrait donc bénéficier d’un appui et d’un accompagnement de l’Europe. Ce que nous attendons, c’est surtout les investissements pour nous permettre d’offrir un peu plus d’emplois à nos jeunes, mais aussi offrir des opportunités à ceux qui viennent vivre ici », souligné Albert Mabri Toikeusse, ministre ivoirien des Affaires étrangères.

Ce que nous attendons, c'est surtout les investissements pour nous permettre d'offrir un peu plus d'emplois à nos jeunes, mais aussi offrir des opportunités à ceux qui viennent vivre ici.

Accord sur le retour des migrants en situation irrégulière

Les deux parties sont finalement tombées d’accord pour « la mise en place d’une politique efficace de retour systématique des personnes en situation irrégulière (…) meilleur moyen de décourager les candidats potentiels de mettre leur vie en péril ». De fait, l’Union européenne s’est engagé à accompagner le retour d’Ivoiriens en situation irrégulière en mettant en leur disposition d’aides à la formation et à la réinsertion. Pour rappelle, en novembre 2015, lors du sommet de la Valette sur la migration, l’UE avait promis une aide financière à l’Afrique, avec un fonds d’un milliard d’euros, pour endiguer les flux migratoires.

Le chef de la diplomatie néerlandaise, qui a salué samedi à Abidjan « les grands changements » en Côte d’Ivoire, où la page de la crise postélectorale (2010-2011) est « désormais tournée », avait entamé jeudi par le Mali une tournée, au nom de l’Union, devant ensuite le mener au Ghana.

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