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Syrie : des législatives sur fond de guerre

Syrie : des législatives sur fond de guerre

Syrie

Damas les a surnommées les élections de la résistance… les législatives syriennes qui ont lieu aujourd’hui devraient voir le parti de Bachar el-Assad, le Baas, l’emporter largement.

Les Syriens élisent leurs députés ce mercredi, pour la deuxième fois depuis le début de la guerre en 2011. Mais, cette élection n’est organisée que dans les régions contrôlées par le gouvernement syrien, soit un tiers du territoire syrien. Selon les estimations, seuls 60 % des habitants pourront voter à ces élections dont l’issue ne fait aucun doute. Le parti Baas, formation du président Bachar, qui fait face à quelques listes de candidats indépendants, est assuré de remporter ce scrutin, boycotté par l’opposition.

Ces élections, qui arrivent à un moment où le pays replonge dans la violence, sont considérées comme une farce par la communauté internationale. La France parle même d’un « simulacre d‘élections », soulignant que seul un scrutin inscrit dans la feuille de route des Nations unies devrait être valable. « Seuls sont appelés aux urnes les résidents d’une partie réduite du territoire, excluant des millions de Syriens déplacés ou réfugiés à l‘étranger », a dénoncé le porte-parole du Quai d’Orsay. Romain Nadal a rappelé que la résolution 2254, adoptée en décembre par le Conseil de sécurité de l’ONU, prévoit des élections après la mise en place d’une transition et l’adoption d’une nouvelle Constitution.

Ces questions seront justement au cœur des pourparlers entre le régime de Bachar el-Assad et l’opposition syrienne qui ont ouvert un nouveau round de négociations, qui débute ce mercredi à Genève, en Suisse, sous la houlette de l’ONU. Mais autour de la table, seule l’opposition est présente, le régime n’arrivant pas avant trois jours, en raison des élections en cours. Ces négociations ne s’annoncent pas plus fructueuses que les précédentes au vu des blocages qui sont restés les mêmes. En effet, l’opposition maintient toujours sa position que ce processus doit se faire sans Bachar el-Assad. Ce que ne veut pas entendre le régime.

En cinq années, le conflit a fait plus de 260 000 morts.

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