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Chibok : deux ans après l'enlèvement des lycéennes...

Chibok : deux ans après l'enlèvement des lycéennes...

Nigéria

14 février 2014-14 février 2016. Ce mercredi, le Nigeria célèbre le deuxième anniversaire de l’enlèvement de 276 lycéennes du lycée de Chibok dans le nord-est du pays. Deux ans après, on est toujours sans nouvelles de 219 d’entre elles ; 57 d’entre elles ayant réussi à s‘échapper. La nouvelle enquête ouverte en janvier 2016 n’a toujours donné aucun résultat.

Ce jeudi 14 avril 2016, est une date mémorable pour le Nigeria qui commémore le deuxième anniversaire de la disparition des filles du lycée de Chibok. Le 14 avril 2014, en pleine nuit, des éléments de la secte islamiste Boko Haram effectuaient un raid sur la ville de Chibok et enlèvaient des jeunes filles, toutes élèves dans le lycée de cette petite ville de l‘État de Borno, dans le nord-est du pays. 219 d’entre elles âgées de 12 à 18 ans sont ainsi capturées et installées dans des camions, selon Amnesty international. 57 d’entre elles ont réussi à s‘échapper alors que les 219 autres sont portées disparues jusqu‘à ce jour.

Depuis cette date, on est toujours sans nouvelles de ces dernières, malgré la naissance de plusieurs mouvements comme celui du ‘‘Bring back our girls’‘ , mis sur pied pour réclamer leur libération et leur retour dans leurs familles. Même l’implication de la Première dame des États-Unis n’aura pas changé grand-chose au retour de ces lycéennes dont on est toujours sans nouvelles.

Les parents ont choisi de se réunir, une nouvelle fois, au sein de l‘école pour prier pour un retour des filles. Mais, selon un membre du groupe de soutien aux familles, environ 18 d’entre eux seront absents, tués par la maladie ou par l’insurrection de la secte islamiste, alors que plusieurs autres développent des troubles physiques et psychologiques. Hypertension et ulcère sont devenus monnaie courante dans cette ville, a expliqué Yakubu Nkeki, qui fait partie d’un groupe de soutien aux familles.

De plus en plus de critiques

Le gouvernement et l’armée nationale font de plus en plus face aux critiques des populations qui dénoncent leur incapacité à faire revenir les lycéennes, à travers des manifestations et mouvements de protestation.

Une lueur d’espoir avait germé dans les esprits lorsque l’armée nigérianne avait secouru 200 filles et 93 femmes dans la forêt de Sambisa , le 28 avril 2015. Un espoir vite retombé, les filles n‘étant pas celles de Chibok.

L’enquête demandée en janvier 2016 par le président Buhari n’a toujours pas livré ses conclusions. Le gouvernement est allé jusqu‘à se déclarer prêt à négocier avec Boko Haram pour la libération des filles.

La contre-offensive

Environ 2 000 filles et garçons ont été enlevés par Boko Haram depuis le début de l’année 2014, selon Amnesty international qui déclare que ces derniers sont utilisés comme cuisiniers, esclaves sexuels, combattants et même kamikazes. Le groupe islamiste exige l’adoption de la charia ou loi islamique dans tout le pays.

L’armée nigériane, aidée par le Niger et le Tchad, mène une offensive ‘‘terrestre et aérienne’‘ dans le nord-est du pays contre les islamistes. Une offensive qui marque l’ouverture d’un nouveau front contre Boko Haram au Nigeria.

Une riposte qui a permis d’affaiblir les insurgés islamistes, et donné espoir aux parents, qui espèrent voir revenir un jour, leurs enfants.

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