Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

La Minusca tente d'en venir à bout des multiples accusations d'abus sexuels en Centrafrique

La Minusca tente d'en venir à bout des multiples accusations d'abus sexuels en Centrafrique

République Centrafricaine

La mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique accablée par des scandales d’abus sexuels essaie d’effectuer une cure, pour aider à mettre un treme aux violences interreligieuses dans ce pays.

La mission des Nations unies en Centrafrique sombre dans la crise malgré l’action de l’ONU contre le viol. Depuis sa création, ses troupes sont régulièrement en proie à des allégations d’inconduite sexuelle, qui ont miné considérablement ses relations avec le peuple qu’elle est pourtant censée protéger.

“ Qu’est-ce qu’ils viennent faire ici dans notre pays (les casques bleus : NDLR), en République Centrafricaine ? Je ne sais pas. Ils ne font pas correctement leur travail, “ déplore Emilienne Namsona , une résidente du camp de déplacés de M’poko. Face à l’accumulation des allégations d’abus sexuels, l’ONU a souvent été accusée de laxisme et de dissimulation des faits.

En avril dernier, un rapport de l’ONU a indiqué qu’au moins 13 troupes françaises et cinq soldats de la mission de l’Union africaine avaient violé et maltraité des enfants à M’poko, entre décembre 2013 et juin 2014. Après un autre scandale faisant état du viol d’une jeune fille de 12 ans, du meurtre d’un garçon et de son père, le Secrétaire général de l’ONU a exigé la démission du chef de la Minusca:

“C’est épouvantable. C’est dégoûtant. C’est tout simplement inacceptable, mal, honteux. Nous n’aurions jamais dû parler de ces horreurs. Nous sommes la seule force sur laquelle la Nation et le peuple comptent. Vous remarquerez que c’est précisément là où nous sommes, là où il y a un camp, où les personnes déplacées se précipitent parce qu’elles sont confiantes. Elles savent que si elles vont à proximité de l’ONU, elles seront protégées. Voilà pourquoi c’est si inacceptable. C’est absolument inacceptable,” s’indigne Parfait Onanga-Anyanga, chef de la Minusca, désigné par Ban Ki-moon pour sortir cette force de la crise.

En février, Ban Ki-moon a créé un poste de Coordonnateur spécial sur l’amélioration de la réponse à l’exploitation sexuelle des enfants. L’ONU envisage également de nouvelles mesures, y compris éventuellement l’enregistrement des identités des forces de maintien de la paix, à leur déploiement et la poursuite des auteurs présumés dans les cours martiales des pays où sont commis les crimes. La Minusca elle-même a déjà mis en œuvre une politique visant à dévoiler les nationalités des troupes impliquées.

En outre, en mars, le Conseil de sécurité a voté une résolution stipulant que les pays qui échoueraient à enquêter sur les allégations d’abus sexuels verraient leurs troupes écartées des opérations de maintien de la paix.

Voir plus