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Darfour : début du référendum dans une région troublée

Darfour : début du référendum dans une région troublée

Soudan

Ce lundi, au Darfour dans l’ouest du Soudan, tous les bureaux de vote ont ouvert dans le cadre du référendum devant donner une visibilité sur le statut administratif de cette région ravagée par des conflits. Une consultation qui n’enregistrera pas la participation des groupes rebelles, car ceux-ci ont appelé à son boycott.

Selon un correspondant de l’AFP sur place, les opérations de vote ont débuté précisément à 09h00 (06h00 GMT). Ces élections vont se tenir sur trois jours et devront permettre aux électeurs de décider s’ils veulent conserver la structure actuelle du Darfour devisé en cinq Etats, ou faire fusionner ceux-ci en une seule et même région.


Pour Omar el-Bechir, le président soudanais, la division de la région en cinq Etats est l’idéal. Cependant, certains observateurs affirment que cela va ‘‘renforcer encore davantage son pouvoir sur cette région de 500.000 km2, dont le sous-sol recèle d’importantes richesses (pétrole, uranium et cuivre).’‘

De leur côté, les insurgés clament que la situation de combats n’est pas propice à l’organisation d’une consultation électorale. Allant dans le même sens, les Etats-Unis ont estimé qu’ ‘‘un référendum au Darfur ne pouvait pas être considéré comme une expression crédible de la volonté du peuple du Darfour.’‘, cite l’AFP.

Jusqu’en 1994, le Darfour comptait une seule région avec plusieurs groupes ethniques. Le gouvernement l’a divisé ensuite en trois Etats : Dafour-Nord, Sud et Ouest. En 2012, deux Etats supplémentaires furent crées.

Dès 2003, des groupes armés d’origine non-arabe, estimant que leur région était marginalisée par Khartoum, ont entamé une rébellion. Le bilan de l’insurrection fut lourd : 300.000 morts selon l’ONU, – chiffre rejeté par Khartoum, qui avance plutôt le nombre de 10.000 morts – et plus d’un million de déplacés.

Pour ses présumés « crimes contre l’humanité et crime de guerre au Darfour », la Cour pénale internationale a lancé en 2009 un mandat d’arrêt contre le président soudanais. La CPI a émis un autre mandat contre Omar el-Bechir en 2010, cette fois-ci pour génocide.

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