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L'Égypte et l'Arabie saoudite créent un fonds d'investissement de 16 milliards de dollars

L'Égypte et l'Arabie saoudite créent un fonds d'investissement de 16 milliards de dollars

Egypte

Les deux pays ont signé samedi plusieurs accords dont un portant sur un fonds d’investissement de 16 milliards de dollars, au troisième jour d’une visite au Caire du roi Salmane d’Arabie saoudite.

L’annonce des différents accords signés en présence du roi Salmane et du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au palais d’Abedin, dans le centre du Caire, a été retransmise en direct sur la télévision publique égyptienne.

Au total, 17 accords et mémorandiums ont été conclus dans la capitale égyptienne. Parmi eux, un protocole d’accord pour mettre en place une zone industrielle en Égypte.

Depuis son arrivée jeudi, Salmane et sa délégation ont annoncé une série d’investissements en Égypte, ainsi qu’un projet extravagant de construction d’un pont sur la mer Rouge pour relier les deux pays.

Ryad compte parmi les principaux soutiens du président Abdel Fattah al-Sissi. Depuis la destitution en 2013 de son prédécesseur Mohamed Morsi par l’ex-chef de l’armée, l’Arabie saoudite a apporté des milliards de dollars en aide pour soutenir une économie égyptienne en difficulté.

Pour l’Arabie saoudite sunnite, l‘Égypte reste un allié stratégique, au moment où Ryad connaît de graves tensions avec Téhéran, liées notamment aux conflits en Syrie et au Yémen.

L‘Égypte avait annoncé en mars 2015 que son aviation et sa marine participaient à la coalition arabe menée par les Saoudiens contre les rebelles chiites au Yémen, et s‘était engagée à mettre des troupes à disposition pour une intervention au sol si nécessaire.

La presse égyptienne a cependant évoqué ces derniers mois des tensions avec Ryad, notamment en raison de la réticence égyptienne à s’engager activement dans la coalition.

Les bonnes relations entre Sissi et le président russe Vladimir Poutine, qui soutient militairement le dirigeant syrien Bachar-al-Assad contre les rebelles appuyés par l’Arabie saoudite, serait également une autre cause de frictions.

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