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L'OIF suspend sa coopération avec le Burundi

L'OIF suspend sa coopération avec le Burundi

Burundi

Les relations multilatérales entre l’Organisation internationale de la francophonie et le Burundi sont mises en stand by. L’OIF, auteure de cette décision, entend ainsi contraindre le pays à faire des avancées dans la résolution du conflit dans lequel il est plongé depuis maintenant près d’un an.

Si l’Organisation internationale de la francophonie se félicite du retour à la normale en République centrafricaine qui a récemment réintégré ses instances, elle reste réticente sur la situation au Burundi. Ce vendredi, elle a annoncé qu’elle suspendait toute “coopération multilatérales avec le Burundi”.

Cette décision qui n’entachera en rien l’aide apportée “directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au rétablissement de la démocratie” est une manière pour l’organisation dirigée par la Canadienne Michaëlle Jean de contester la situation qui prédomine actuellement dans le pays. Les membres du Conseil permanent déplorent ainsi “la dégradation de la situation sécuritaire et l’absence, malgré les efforts significatifs déployés sans relâche par la communauté internationale, d’avancées dans l’instauration d’un dialogue politique réellement inclusif”, détaille un communiqué de l’OIF.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle du gouvernement burundais sur cette affaire. Néanmoins, Willy Nyamitwe, responsable de la communication présidentielle a choisi son compte Twitter pour donner son opinion. Dans un post ce vendredi, il a dénoncé une “comédie” de “très mauvais goût”. Puis d’ajouter dans un second tweet : “Comme si la #Francophonie était un dieu et que le #Burundi devrait se prosterner devant ce déni de sa souveraineté”.

“As if #Francophonie was a god and that #Burundi should bow down to this denial of its sovereignty,” he added in a second tweet.

Cela fait pratiquement un an que le Burundi, pays de l’Afrique orientale, est miné par une crise politique. Ce conflit qui a déjà fait plus de 400 morts et 250.000 déplacés a éclaté suite à la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat alors que l’Accord d’Arusha le lui défendait. Réinstallé à la tête du pays depuis juillet 2015, Pierre Nkurunziza fait de plus en plus face aux menaces de la communauté internationale de cesser toute coopération avec lui.

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